Hivers 2015, une traversée de pourris

Publié le 6 Février 2015

Janvier !

crient-ils

dans les salles de presse,

depuis les perrons 

Janvier ! celui du marché noir

des idées glauques.

Hivers 2015, une traversée de pourris

Janvier !

Crient-ils dans les salles de presse, depuis les perrons.

Repris en boucle par toutes ou presque les rédactions,

Comme un Gabin rue Poliveau 

Au marché noir des idées glauques

Ils crient son nom.

Janvier !

Machine idéologique à faire peur,

qu'ils font tourner comme guéridon

son esprit qu'ils veulent frappeur

Clâmant sans cesse son nom.

Janvier ! es-tu là ?

Sur les tarmacs, dans les gares et les stations

sur les murs des prisons, ceux des centres de rétentions

sur les plans de licenciements,

ils écrivent son nom..

Janvier ! Nous, nous sommes las!

Pour les fermetures de gares, les tournées postales supprimées

pour  les hôpitaux aux urgences engorgées

ils s'abritent de son nom..

Janvier !

Pour les gosses stigmatisés

dans les quartiers quadrillés

Pour ces silences par eux imposés

ils s'abritent de son nom..

Janvier !

Pour mieux traquer Celle qu'Eluard a célébrée

Que Moustaki a chanté

ils s'abritent de son nom..

 

Par ce premier mois de l'année

qui montre les fascistes assassins

et ceux qui s'en servent,

ceux qui devant le veau d'or et les philistins*

ont fait vœux d'être serves,

mois des soldes des Libertés, 

La traversée des pourris s'est engagée

dès Janvier !

 

A nous de refaire de janvier sans jamais oublier les crimes

qu'un premier mois de l'année et faire cesser leurs rimes.

De dire NON à tous les fascismes, les racismes,

... et à ceux qui par petitesses politiciennes

tournent autour des libertés de penser, de créer, de chanter 

de lire, d'écrire, de protester, d'aimer

comme une meute de Hyènes,

image fidèle de la bourgeoisie versaillo-parisienne.

* philistins (Georges Brassens) :

Philistins, épiciers, tandis que vous caressiez vos femmes
En songeant aux petits que vos grossiers appétits engendrent
Vous pensiez: "ils seront menton rasé, ventre rond, notaires"
Mais pour bien vous punir, un jour vous voyez venir sur terre
Des enfants non voulus qui deviennent chevelus poètes
Vous pensiez: "ils seront menton rasé, ventre rond, notaires"
Mais pour bien vous punir, un jour vous voyez venir sur terre
Des enfants non voulus qui deviennent chevelus poètes

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #janvier, #droite, #Libetés, #Coup de gueule

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