Burkaranteneuf- trois ou le 18 brumaire de Manuel Valls.

Publié le 17 Février 2015

ou quand Rantanplan

lache ses Dalton 

Le coup d'état permanent continue

Burkaranteneuf- trois ou le 18 brumaire de Manuel Valls.

Burkaranteneuf.trois au palais Bourbon 

 

 

Le 17 février, dans le calendrier républicain est le 27e jour de Pluviose, jour de la Grande chélidoine qui était considérée depuis des temps reculés comme une plante magique associée à la magie noire.

Les alchimistes du Moyen Âge ont vu dans la sève de la grande fleur de couleur jaune, le moyen de transformer les vils métaux en or. Il semble que jusqu'à présent cette herbe n'ait pas tenu toutes ses promesses mais les chamans du veau d'or, les sorciers du coupon s'y accrochent.

La magie noire institutionelle a un nom. c'est le 49.3.

Unanimement décrié par les caciques des oppositions, il devient unanimement leur jouet quant ils arrivent aux affaires.

Sorte de culte d'un Vaudou instiututionel, cet article est une pelote d'épingle à planter dans les satuettes de cire de la démocratie pour l'envouter, la paralyser voire l'anéantir.

La preuve par Blummollet himself :.

« (Le 49.3) est une brutalité, un déni de démocratie », avait tancé François Hollande en 2006, la dernière année où cette prérogative a été utilisée par un premier ministre –c’était à l’époque Dominique de Villepin, résolu à faire plier une majorité rétive au CPE (contrat première embauche).

« Vous paraissez craindre la démocratie, avait alors grondé le premier secrétaire du PS. (Mais) je vous le dis : le passage en force est le signe des pouvoirs faibles. » A la tribune, François Hollande s’était même permis de crâner. « Jamais nous (les socialistes) n’avons utilisé de procédure contraignante à l’égard du Parlement et nous en sommes fiers », avait-il lancé en référence aux années Jospin à Matignon (1997-2002). « Monsieur le Premier ministre, concluait-il à l’adresse de Dominique de Villepin, ce qui nous oppose (…) c’est une méthode politique, un rapport à la démocratie, une conception du pouvoir. » Rien de moins.

 

À l'époque d'un engagement hautparleurisé à l'extrême dans une laïcité politique virtuelle, Blummollet, Lucky luke du droit, parmi ses « 60 engagements » de candidat à la présidentielle, il avait pourtant écrit ceci : « Je renforcerai le Parlement ».

Trois ans plus tard, après avoir erré moins d'un trimestre dans le donquitochisme institutionnel pour semer ses adorateurs, il s'est réfugié dans la niche d'un Rantanplan au service de Ma Gattaz-Dalton. Pour cela, il a mandaté ses Dalton, après avoir recruté un Jessy James de la finance, pour entchadoriser le Parlement. La burka constitutionnelle qu'ils ont utilisée pour cela se nomme 49.3.

Blummollet-Rantanplan n'est certes pas le premier. Le « 49.3 » a déjà pris du service de droite habituelle comme de droite (nouvelle ex gauche).82 fois depuis 1958. Il a toujours permis au dominant de dominer : 48 motions de censure ont été déposées aucune n'a renversé un gouvernement.

Cela devrait conduire toutes celles et tous ceux qui pensent transformation de la société, qui réfléchissent à l'alternative anticapitaliste à ne pas laisser engoncer le débat dans un échange de civilité autour de tel ou tel article de loi mais bien de porter la question de la destruction des outils de domination.

Une Burka qu'elle soit sociale, politique, culturelle reste une Burka.C'est peut-être pour cela qu'elle est conçue contre LA liberté pour sauvegarder LE système.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #coup de force, #Burka, #Liberté, #politique

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