A Béziers, on a les amis qu'on se choisit

Publié le 12 Février 2015

Les armes,

parfois outils

nécessaires pour défendre

la  Liberté

ne sont pas les amies

de la République.

A Béziers, on a les amis qu'on se choisit

Au-delà de la simple indignation (nécessaire) devant la nature, les formes d'annonce et le calibre  des mesures prises par le maire "DOF" de Béziers (Désormais Ouvertement Fasciste - ce que niaient nombre de coincés du suffrage universel au nom de la démocratie des urnes oubliant que le fascisme n'est pas le mode d'accession aux responsabilités, mais la façon et les finalités de leur exercice), il est indispenble de bien faire mesurer de quoi ces choix sont porteurs, de quelle théorie ces pratiques sont le nom.

Le p'tit Goebbels se pavane dans les rues pour montrer comment il conçoit la vie dans la cité : le quadrillage milicien en arme en sortant la police (et chacun mesure ainsi ce que veut dire une police municipale inféodée de gré pour certains, de force pour d'autres, sous la coupe de conceptions antirépublicaines) de son rôle statutaire dans un Etat (déjà par nature coercitif) dit de droit.

Derrière l'image, le fond qui sous-tend l'image est celui de ce que d'aucun ont théorisé sous le vocable de totalitarisme :
La vision affichée par ménard, ce n'est pas la loi (les règles d'organisation) qui cimente le pacte social, mais la force.

La loi générale n'est conservée que pour servir d'alibi pour son ajustement au règlement local édicté par les tenants de la force, et donc la loi n'ayant dès lors plus force de loi mais seulement à servir de socle sur lequel faire reposer la force.

Pour ceux qui s'interrogeraient sur les exemples récents de ce type de pratique en France, une référence : le cas Papon et, de fait, la vulgate d'un Ménard s'inscrit dans l'ornière d'un chemin connu qui n'a qu'à moitié été condamné (pas de condamnation pour les massacres octobre 61 et février 62- les "ratonnades" et Charonne) permettant aux surgeons empestés des héritiers de Vichy et de l'OAS de pouvoir rejaillir.

Ce qui compte pour le fascisme ambiant biterrois, ce n'est pas l'organisation des conditions du vivre ensemble (qui même avec des crises et des tensions construit l'espace républicain) mais les conditions imposée au nom d'une conception sélective de la sécurité (excluant de son champ tout ce qui n'est pas répressif), établi autour de critères où le racisme s'imbrique avec l'exclusion sociale et la stigmatisation communautariste), par l'intimidation (le 7.65-machine à tuer).

Un ordre défini arbitrairement et maintenu en affichant qu'il le sera par la violence au besoin en recourant au meurtre couvert par la hiérarchie politique locale, c'est ouvertement le message affiché et les propos du "Darnand sans Frontière" qui a été installé dans le fauteuil de premier magistrat par tout les remugles émergeant des égouts de l'histoire contemporaine.

Oui, cela a un nom : cela s'appelle le fascisme.

La seule solution républicaine (en appuis d'une riposte populaire que construisent les antifascistes Biterrois), c'est la dissolution de la police municipale et le réinvestissement de toutes les missions par la Police Nationale munie de ses obligations et garanties statutaires pour ses personnels et la poursuite de ceux et celles qui feraient de l'apologie de la force et de la haine devant les tribunaus de la République.

 

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Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #République, #fascisme, #police, #politique, #milice

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