L'Histoire et histoires de négation de l'Histoire

Publié le 22 Janvier 2015

70 ans après,

une réécriture

plus qu'orientée

à fermement condamner.

Z'avez pas vu Fabius ?

Peu après la libération, un médecin soviétique examine des survivants des camps d'Auschwitz.

Peu après la libération, un médecin soviétique examine des survivants des camps d'Auschwitz.

Voila des mois que celles et ceux dont les activités gravitent autour des commémorations des 70 ans de la capitulation des armée nazies et la découverte de la réalité de l'univers concentrationaire savent que le gouvernement polonais s'oppose de toutes ses forces et par tous les moyens à la présence de la Russie pour la commémoration de la libération du camp de concentration-extermination d'Auschwitz. Dur pour des fers de lance de l'anticommunisme de reconnaitre à l'Armée Rouge le rôle qui a été le sien.

Un rappel au passage, de tout les lieux d'extermination et d'exclavagisme au service de l'appareil de guerre nazi (et, au passage, des grandes multinationales à bases allemandes d'aujourd'hui, à l'image de Siemens) deux seulement ont été libérés. Auschwitz par l'Armée Rouge, Buchenwald par l'insurrection des internés qui s'étaient dotés d'une organisation clandestine qui permit ce grandiose fait d'arme. Les autres camps, vidés de leurs internés par les nazis, ont vu leurs survivants être poussé sur les routes dans les sinistres marches de la mort pour servir de bouclier humain aux troupes de la Wehrmacht, au SS et leurs supplétifs fascistes de toutes provenances.

Non content de l'affront diplomatique et mémoriel porté par le pouvoir de Pologne, une semaine après que le premier de ministre d'Ukraine (l'homme au bras tendu) ait pu déclarer sans que cela choque les chancelleries  que "l'URSS avait attaqué l"Allemagne en juin 1941 voici mainteant que le gouvernement polonais se permet de déclarer que ce sont des armées ukrainiennes qui ont libéré Auschwitz (ce qui est une aberration quand on connait la compositions des régiments de l'Armée Rouge reconstitué au fur et à mesure des évolutions de la ligne de front pour maintenir la pression conduisant à la retraite des armées nazies).

Certains usent du terme de révisionisme. Pas d'accord. Il faut qualifier les faits avec des mots justes, il s'agit de négationisme historique.

D'autant que du point de vue de la pratique de l'historien, quand c'est le cas -et là manifestement ce n'est pas le cas-, confronter la connaissance à des pièces incontestables nouvelles  permettant la réecriture de pages connues de l'histoire n'est pas répréhensibles bien au contraire, c'est même l'honneur de la profession d'historien de permettre cette revisitation pour interdire les dogmes et la pérennisation des mensonges. C'est ce que font les historiens qui font voler en éclat l'histoire coloniale officielle (tout comme ceux qui ont désacralisé Vercingetorix, Charlemagne,Louis n°9 le prgromiste, ou le N)14 et ses dragonnades), qui ont montré que le moyen âge n'était pas un puits unilatéral d'obscurentisme). C'est grâce à leur travaux que progresse (trop lentement) la réhabilitation des fusillés de l'Union sacrée "pour l'exemple". De Michelet à Labrousse en passant par Jaures ils ont réviser l'Histoire de la Révolution Française pour lui donner sens et réalité. La réviser ainsi n'est pas crime, nier le réel où falcifier les pièces pour la tordre en est un .

 

 

La contribution à ce négationisme prend des formes aussi précautioneuses qu'incidieuses quand dans le Monde du jour celui-ci présente la question de cette réecriture d'Auschwitz comme un albi qui permet à la Russie de refuser de venir alors que c'est de l'inverse qu'il s'agit.

C'est connu ici, Canaille le Rouge n'est pas poutinophile, cela n'en fera pas un russophobe.

Mais quand même, le quotidien de déférence est bien obligé de noter l'indigence des propos officiels tant Polonais qu'Ukrainien. 

"Les déclarations, mercredi, du ministre des affaires étrangères polonais, Grzegorz Schetyna, affirmant que les premiers soviétiques libérateurs du camp étaient des soldats ukrainiens issus des bataillons de ce qui était alors appelé le « front ukrainien » n’ont rien arrangé. Dans la soirée, son homologue russe ripostait violemment : « C’est assez difficile d’imaginer qu’un responsable gouvernemental à ce niveau puisse être aussi ignorant. Le premier front ukrainien avait pour nom le front Voronej jusqu’en novembre 1943 et, avant cela, c’était le front Bryansk. » « Quelques individus, a ajouté Sergueï Lavrov, devraient arrêter de tourner en dérision l’Histoire et laisser leur hystérie anti-russe qui les pousse à manquer de respect à ceux qui n’ont pas épargné leur vie pour sauver l’Europe. »

Les propos du premier ministre ukrainien, Arseni Iatseniouk, sur « l’invasion soviétique de l’Allemagne et de l’Ukraine » en 1945, diffusés le 8 janvier sur une chaîne de télévision allemande, avaient déjà déclenché, à Moscou, des accusations de « révisionnisme ».

 

Propos qui pour La canaille sont là un exemple parfait de négationisme, celui ci n'étant pas circonscrit à la négation des génocides mais aussi à ce type d'assertions tout comme ce qui tend à une vision sélective et parcellaire de la terreur génocidaire nazie.

 

Curieux aussi les silence du siesteur du quai d'Orsay.

Rédigé par Canaille Lerouge

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RBOBA 22/01/2015 23:43

Curieux mais pas étonnant le silence de Fabius-Le-Somnolent. Qu'aurait-il à dire d'ailleurs ? Que ces amis Polonais et Ukrainiens, tous démocrates, car adorant l'Europe et son drapeau marial, "font du bon boulot en Ukraine".