CGT, après le CCN, quelles questions restent pendantes ?

Publié le 15 Janvier 2015

 

Dans les temps

de tempêtes,

a-t-on

le temps d'attendre ?

CGT, après le CCN, quelles questions restent pendantes ?

Il y a les commentaires de presse qui font de la surenchère et recherchent du croustillant. Il y a les organisations qui s'expliquent sur leur positionnement. Il y a des avis certains plus autorisés que d'autres puisque venant de syndiqués de la CGT. Et d'autres qui le sont moins.

Aparté : il est tordant de voir des spécialistes en cégétologie expliquer règle à calcul en main les arcanes des votes du CCN sachant qu'ils n'ont jamais expliqué à leur(s) lecteur(s) les règles du mandatement qui organisent ces votes. Les ont-ils seulement lues ?

Cela dit, Canaille le Rouge (qui a le délicat privilège d'avoir son UD qui vote contre la proposition avancée par la CE confédérale alors que sa fédération vote pour) reste sur sa faim.

Pour deux raisons :

La première, une partie des statuts, et pas n'importe laquelle, n'est toujours pas appliquée : le compte-rendu des débats du CCN qui sont à publier par la presse confédérale (c'est le rôle du "Peuple", papier ou en ligne le titre est disponible). Ils ne le sont pas alors que les statuts de la CGT le prévoient expressément y compris pour les explications de vote, à partir d'une note synthétique rédigée par l'iintervenant et collationné par le bureau du CCN.(Il fut une période où une fiche papier était même encartée pour cela dans le dossier remis avant chaque séance à chaque participant).

La Seconde c'est, d'après le communiqué et les bruits mis en circulations par les exégètes cette cristallisation sur la question quasi exclusive du SG et des BC qui a tout embarqué.

Pas inutile de rappeler à ce moment que concernant sa position dans ce débat, celui qui signe Canaille le Rouge se retrouve dans l'argumentation et la position développée par son UD des syndicats CGT de Paris.


Sans les minimiser le moins du monde, s'il est bon de regarder qui mettre à la passerelle du navire ne serait-il pas judicieux de regarder dans le même moment l'état de navigabilité des superstructures et de la machinerie), le cap à prendre, le port visé et les escales à faire, celles à éviter pour y parvenir ?

Pour l'instant cela semble se focaliser sur les promotions dans le corps des officiers et de savoir si quelle école des mousses ont-ils fait ? C'est certainement passionnant pour les futures photos de promotion mais pas suffisant pour larguer les amarres.

Faut-il rassembler quelques noms et éditer de nouvelles cartes de visite, actualiser le trombinoscope (on évitera pour l'instant de refaire les tapisseries) ou faut-il une direction pour combattre les mesures gouvernementales rassemblées sous l'intitulé "lois Macrons" ? (notez les silences ronronnant du Medef) ne pas laisser mettre en oeuvre les mesures liberticides du même gouvernement (notez les mêmes silences ronronnants du même Medef et les approbations, elles bruyantes, des droites mobilisées génétiquement aux services des ronronnants).

Le séisme démocratique, ce crime contre l'esprit et les libertés qui vient de se produire s'empile sur le contentieux social, il ne le masque pas. Il y a un effet cumulatif à montrer, expliquer et des pièges grossiers mais opérationnels à vite déjouer.

Les salariés, les chômeurs, les retraités, les jeunes de ce pays ont plus que jamais besoin de disposer de syndicats lucides, combatifs et rassembleurs autour des objectifs revendicatifs sociaux et citoyens.

Ce qui transpire des débats du CCN ne semble pas frappé du coin de cette exigence.

Comme on dit dans le monde de la BD et donc des dessinateurs : ...a suivre.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #Liberté, #syndicalisme, #CGT, #Faire face, #social, #politique

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jean-marie Défossé 15/01/2015 15:56

Je suis content que tu abordes ce sujet , car sans vouloir m'ingérer dans le fonctionnement interne de la CGT , je trouve étonnant que "certains" , mis pourtant devant l'évidence et les faits avérés de collaboration de classes , jouent encore à pratiquer la méthode qui consiste à retarder des échéances cruciales pour la survie de la CGT.
LE TEMPS QU'ILS GAGNENT ...C'EST DU PRECIEUX TEMPS DE PERDU POUR L'ESSENTIEL ET POUR TOUS !
A noter pour tous les militants de la base , toute l'affection et l'attention presque "amoureuse" portée par la journaliste du journal les Echos (ou l'Echo) Leïla de Comarmond sur les destinées futures de la CGT . C'est très touchant ...et pour tout dire , c'est même troublant au point de ressembler à une sorte d'épée de Damoclès ... à double tranchant bien entendu .