A propos de l'urgent besoin de déminer en profondeur

Publié le 15 Janvier 2015

du vocabulaire ambiant.

Mixcité qué ça co ? 

A propos de l'urgent besoin de déminer en profondeur

Canaille le Rouge outre ses camarades et amis issus de sa profession ou de ses engagements divers et variés, à la chance d'en avoir aussi qui exercent des activités professionelles aussi diverses que l'enseignement, les arts et la culture , la médecine voir même la psychiatrie ou la psychanlayse. Il a même dans son environement des viticulteurs, des cuisiniers et un ex prêtre ouvrier c'est vous dire que pour vous sortir ses ânerires (c'est assumé), il n'est pas tout à fait démuni. La mixité socila il connait et professe même la saine et robuste fficacité du brassage en la matière.

Mais depuis une semaine le regard des conversations, l'écoute de la presse et la lecture de la télé lui posent problème.

Pêle mêle et venant de grands communiquants comme pujadas, St Cricq, et tous le autres, et d'autre encore plus qualifiés, des phrases simple voulant aider à comprendre sont venues faire du trampoline sur le cortex cervical  de La Canaille :

vla t'y pas qu'on parle d'un mariage mixte entre un "français et une musulmane". Dire que çela met en surchauffe dans la boite cranienne est un doux euphémisme tant la phrase, simple d'apparence, pose d'interpellation : 

Le dit mariage, s'il a lieu entre un français et une britanique, est-il mixte ou pas ?

Une allemande de Munich et un béarnais se marie à la mairie de cherbourg, pas mixte ? Une demoiselle Kurde de par ses parents  vivant à Mulhouse batifole avec un Chrétien de Colmar et convole à munster? Si les deux époux sont aussi mécréant que La Canaille ? Le mariage ne serait pas mixte ? Si ?  Bravo vous avez gagné deux indulgences.

Corsons notre quizz : Si la britanique est de religions protestante et le marié calviniste, le mariage est-il mixte ou pas ? Vous avez droit à trente secondes pour reflechir mais qu'une seule réponse. C'est Pujahousse qui tient le chrono et Deladas qui attribue les récompenses.

Allez, toujours plus fort : question rouge pour pousser le raisonnement :

L'immeuble où demeure Canaille le Rouge n'est pas un de ces ghettos encerclé par des hordes bleues pâles boutinisées. Dans un des étages suppérieurs vit un couple où lui est né en normandie et y a communié, lui est né sur les bord du nil et revendique une culture musulmane. Ils ont l'intention de convoler. Est ce un mariage mixte ? Et si oui qu'est-ce qui détermine la mixité ?

Dans le couple exemplaire évoqué initialement, la dame est-elle musulmane (par choix confessionel, éducatif plus ou moins imposé) ou originaire d'un pays du maghreb  et athée ?  Donc, n'est musulmanne pour le journaliste qu'au travers du prisme déformant de ses propres barrières cultuelles et culturelles ?

Le monsieur, lui, est-il athée-breton, jurassien-calviniste, cévenol-mécréant ou parisien-PMUiste ? Et toutes autres hypothèses prévues ou pas sur le prompteur du présentateur. C'est que oui, de telle ..."mixité"existe, La Canaille à la chance de connaitre de nombreuses déclinaisons sociales, géographiques et (ou) culturelles de ces cas de figure munies d'une lignée avale encore plus bigarée que les parents et où les grand-parents pour pratiquant qu'ils soient on une descendance dont les seul repères et dimension religieuses qui subsistent restent la qualité de la cuisine, sa richesse et sa diversité et éventuellement les rendez-vous calendaires pour mieux la sublimer. (et pour les plus jeunes la désolation devant la limitation de la fréquence de passage du père Noel à une seule échéance annuelle).

Le jour ou la Canaille avec une bouteile de coteau du Layon va manger des loukoums chez Ahmed outre les risques de diabète, il explore la mixité gastronomique ? ou il va se taper la cloche chez un pote ?

Reste une question d'autant plus urgente a régler que les médias qui ne peuvent pas nous enduire de fausseté puisqu'ils sont les média et donc sont les sachants : français, anglais, egyptien ou autre, c'est une nationalité, liée à un registre d'état civil, un lieu de, naissance dans un pays.

Musulman, Juif, Chrétien, boudiste ou autres, à moins d'être aussi bas de plafond qu'un Serge Klarsfeld (Jr) qui regrette dans un twitt que la constitution européenne n'ait pas retenus les racines chrétienne de l'UE pour le prémunir du péril sémite (pardon  arabo musulman),  faisant ainsi la courte échelle au Le Pen circus,  oui ces qualificatifs liés à une conception du libre choix (?) de louer une entitée supérieure capable de prédestiner le chemin de chacun, en quoi serait-ils d'essence première par rapport à la détermination de son état civil au regard de son lieu de naissance ? De quoi ce choix affirmée d'une supprématie communautaire lié à une sorte de droit du sang de la lignée opposé au droit du sol où on est né  est-il le nom ?

C'est la démonstration de la conception la plus réactionnaire qui soit. C'est la pierre angulaire de la théorie des races et le pivot de la pensée structurant tout les fascismes.

C'est dans ces pays où ceux là ont pu un jour attraper les leviers de commande que les derniers lieux où la mixité tel que retenue par nos présentateurs avait encore légitimité administratives étaient des lieux appelés camp de concentration. Dans une semaine, il y a 70 ans, le plus emblématique d'entre eux, nommé Auschwitz, faisait voir l'horreur de sa logique à la face du monde.

Passant, ami ou voisin qui entend ce mot de mixité détourné de son sens premier retrourne toi pour voir qui le professe. Engage de suite le combat pour extirper le faux sens ainsi exposé. C'est de ta vie et de celle de tes enfants qu'il s'agit.

 

  

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #fascisme, #politique, #philosophie, #réflexion, #mixité

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