21 janvier, date terrible en 2015.

Publié le 21 Janvier 2015

La seule journée de l'année

où l'histoire

permet des raccourcis

quand justement

il ne faut pas en faire.

 

21 janvier, date terrible en 2015.

Canaille le rouge ne voudrait pas passer pour avoir des opinions trop tranchés mais la lecture d'un communiqué de la CGT pour le moins émoussé a aiguisé sa curiosité.

vous l'avez sur le site confédéral : http://www.cgt.fr/La-commission-executive,42264.html

A y regarder de plus près rien de bien nouveau sous le soleil.

La CE confédérale a planché sur des principes de directions et sur sa composition mais pas de piste pour l'indispensable débat sur les orientations, aucune d'envisagée sur la méthode pour leur définition, un débat qui se déroule entre initiés, loin des syndicats et des syndiqués et des problèmes auquels ils sont confrontés.

Le communiqué du 21 au soir se termine par cette phrase subbliminale : "Le 26 janvier, jour d’ouverture du débat du projet de loi à l’Assemblée nationale, sur l’ensemble du territoire, la CGT met à la disposition des salariés des initiatives d’action".

"On" est désolé, mais comme "on" est pris par ailleurs, "on" n'impulse pas, "on" n'appelle pas, "on" n'organise pas , "on" met a disposition. servez-vous et si il manque quelque chose usez de la sonette, "on" vous enverra quelqu'un. Mais nous, "on" est occupé par ailleur.

Sauf que "on" c'est la direction de la CGT.

Non pas que les travaux annoncé soient inutiles, mais si non en prise avec les besoins revendicatifs concrets et immédiats à quoi vont-ils servir ?

La direction que le CCN va installer va diriger quoi ? Dans quelle but ? Pour faire  quoi ?

Il va bien falloir vite trancher : "on" continu à se taper la tête dans le mur ou bien une vrai direction confédérale décide enfin de confédéraliser les exigences  revendicatives permettant d'abattre ce mur ?  

La peur de l'affaiblissement de la CGT par la mise en débat de ses choix (idée aussi frileuse que conservatrice) conduit à une situation bien pire : la paralysie, une non lisibilité pas même à long terme mais immédiate.

Pendant que les penseurs pensent, ceux qui sont dispensés d'exercices préparent-ils les rendez vous annoncés ? Rien n'est moins sûr.

Le monde du travail de ce pays a besoin de syndicats qui ne passent pas leur temps dans les antichambres pour voir avec qui et quand il vont signer ou pas des régressions sociales. C'est en ce moment le risque majeur tant la douceur et le conforts des velours sous les fesses tend à ramolir les cerveaux.

Devant le niveau des agressions subies il va y avoir des réactions. Soit elles ne sont pas coordonnées et alors viendront tirer les marrons du feu les pires ennemis du monde du travail et du syndicalisme, soit un syndicalisme déterminé et offensif prend ses responsabilités et la tendance peut être retournée. 

Ceux qui en conscience travaillent à rester dans dans la passivité dans les étages haut des sièges et administrations prennent une lourde responsabilité dont il faudra un jour ou l'autre qu'ils rendent compte.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #luttes, #syndicats, #débats, #cht

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jean-marie Défossé 21/01/2015 21:45

Je n'ai pas le temps nécessaire pour aller sur le site de la CGT mais je retiens surtout , comme toi , la phrase de ton texte tirée du communiqué du 21 au soir : "Le 26 janvier , jour d'ouverture du débat du projet de loi à l'Assemblée Nationale , sur l'ensemble du territoire , la CGT met à la disposition des salariés des initiatives d'actions".
Inquiétant comme formule , et même plus exactement ... anti-mobilisatrice et dangereuse , tout en dédouanant en parallèle quelques "dirigeants" de la CGT de toutes responsabilités en cas de bavures isolées mais inévitables si absence d'organisations et d'encadrements .