Puits de lumière dans un ciel blafard

Publié le 18 Décembre 2014

La gérontocratie de Miami

fait la gueule

c'est bon signe

Puits de lumière dans un ciel blafard

C'est le genre de phrase qui ne tournera pas en boucle sur les JT formatés et la presse cornaquée par les marchands de canons.

Canaille le Rouge (qui l'a imprimé et affiché dans son placard-rédaction-salle de presse-archives etc.) ne cesse de la lire et relire.

Elle est d'un homme que La Canaille ne hisse pas au pinacle de ses références progressistes puisqu'elle est du président de l'Etat leader de l'impérialisme mondial depuis bientôt un siècle:

 

"Aujourd'hui, les Etats-Unis changent leur relation avec le peuple cubain (...). Nous allons mettre fin à une approche obsolète, qui a échoué à servir nos intérêts depuis des décennies".

 

En français non diplomatico-diagonalisé, cela se dit :

"on jette l'éponge, le peuple Cubain n'a pas cedé nous avons échoué dans toutes nos tentatives depuis 50 ans à renverser la révolution cubaine défendu par son peuple".

Pour celles et ceux qui resteraient dubitatifs, c'est du même niveau que l'annonce de Nixon admettant son échec au Vietnam et sa contrainte d'entammer les négociations à Paris. Ce n'était pas la paix mais déjà pour les USA c'était la défaite.

Vous noterez combien la presse française s'apitoie sur le sort de l'agent de la CIA qui est retourné chez lui mais n'a jamais informé sur les 5 de Miami et leur histoire. Ils sont de retour à Cuba.

Après les déclarations officielles, Est-ce que cela va regler tous les problèmes ? Fou qui le penserait et le peuple cubain n'aura pas intéret à baisser la garde. Mais sur ce terrain d'une part on peut lui faire confiance et là comme ailleurs comme les conseilleurs ne sont jamais les payeurs La Canaille en restera à une active solidarité laissant les cubains garder les rennes de leur histoire.

 

Quand la révolution soviétique rattrapa en durée celle de la commune de Paris, Lénine sortie de son bureau pour aller danser de joie.

 

Aujourd'hui 20 ans après que l'espoir ait failli à l'Est un peuple au coeur des caraïbes tient le flamabeau de l'espoir et font plier le genou à l'impériaisme.

1959 Chant et image révolutionnaire à Cuba

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #Cuba, #impérialisme, #internationalisme, #défaite, #Victoire populaire

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Robert Lechêne 18/12/2014 16:11

Sans vouloir être critique, je crois qu'il y a une légère différence entre la situation de Nixon et celle d'Obama. Nixon a jeté l'éponge parce que les Etats-unis étaient défaits militairement sans appel par les Vietnamiens. Pour Cuba, il y a eu des mois de négociations avec le bienveillant concours de sa sainteté François, donc recherche commune d'un compromis. Que les Cubains y trouvent leur compte, on ne peut que le leur souhaiter. Mais il semble bien que des sociétés américaines y trouvent aussi le leur en obtenant de pouvoir s'implanter dans l'île. Sans parler du bénéfice diplomatique qu'Obama, me semble-t-il, pourrait en tirer pour la suite de sa stratégie mondiale. Pour y voir plus clair, j'attends personnellement un avis de Fidel Castro. Fraternellement, Robert Lechêne

canaille le rouge 18/12/2014 18:00

Je ne pense pas que ce soit de gaieté de coeur que le principal représentant de la première puissance impérialiste du monde déclare publiquement qu'il ont été mis en échec. Si le Vietnam était une défaite militaire magistrale (bon sang qu'à la JC alors nous l'avons fêtée !) je crois que cette déclaration d'Obama et même les conditions diplomatiques qui y ont conduit sont une défaite politique majeure pour le Capital, singulièrement dans la période. Qu'il soit obligé de manœuvrer en replis alors qu'il déploie une agressivité jamais vu depuis la fin de la guerre froide montre une défaite qui va au delà de Cuba et va faire onde de joie dans tout le cône sud de l'Amérique.
Ensuite bien sur pas d'Euphorie ou autre délices de Capoue. De ce point de vue, j'aime bien le papier de J Ortiz dans l'huma (c'est pour cela que je l'ai repris).
Pour le bénéfice diplomatique, j'attend pour voir (je pense plutôt à une démarche vers l'électorat hispanisant hors Miami) et surtout l'Eglise et un pape qui tente de rompre avec l'image anticommuniste militante de ses deux dernier prédécesseurs pour rétablir sa place sur l'échiquier diplomatique et ...idéologique.
Mais comme tu dis et je partage attendons l'avis de Fidel Castro ; il est très rare qu'il parle pour ne rien dire de profond.