Un mot en passant

Publié le 4 Décembre 2014

La déferlante continue

Un mot en passant

Malgré tout les efforts de toutes les forces dont dispose le capital pour obtenir le consensus social, malgré toutes les attaques et les coups portés, la CGT jusqu'à ce jour reste première organisation syndicale et la CFDT par ses compromissions se trouve marginalisée. FO piètine sous la barre de la représentativité. SUD n'obtient pas les résultats que la social-démocratie souhaitait, pire la recomposition dans les entreprises montre un antagonisme violent entre SUD et la CFDT même si les sondages par ailleurs parlent de comportement similaires lors des élections politiques vers le PS comme le f-haine. Seule massivement l'électorat CGT est anti f-haine (même si la CGT n'est pas immunisée).

Dès lors, si ce n'est pas le sigle mais le fait syndical qui est l'obstacle, l'idéal pour l'amicale "Solferino- Bosquet-Jouy en josas" serait de faire imploser la CGT.

Vieux rève depuis 1947 de la SFIO qui a toujours trouvé des alliés pour cela, fantasme érotique d'un patronat qui prend son pied rien que d'y penser.

Si en plus des outils lui sont offert sur un plateau et que d'aucun se charge du dedans la maison de faire le service avant et après vente, ils auraient tords de s'en priver. 

Bien sûr les éléments qui permettent le déchainement anticégétistes sont aussi intolérable que le déchaînement lui même.

Bien sur il va falloir que les bouches s'ouvrent et qu'aucun manequin ne reste planqué derrière les rideaux, et si besoin que le ménage soit fait dans tous les couloirs de la maison CGT. Il en est des opportunistes commes des acariens : ce sont des foyers d'infections qui étouffent ceux qui les cotoient.

Bien sûr, en urgence aérer, désinfecter et changer les défroques usées par du neuf, c'est la meilleure des solutions.

Mais aussi, se méfier des Diafoirus : voir le Figaro le PS ou le Monde s'inquièter de l'avenir du syndicalisme de lutte n'a jamais été un bon signe pour le dit syndicalisme. Un peu comme si le loup, inquiet, proposait aux trois petits cochons de vérifiier la qualité de la charpente. 

Jamais la presse, de Libé au Figaro, des Echos au Point en passant par le nouvel obs, n'a autant aimé la CGT que dans la période. Même les "amis de toujours" comme Politis y vont de leur couplet. A croire que dans quelques rédactions un halzeimer collectif frappe les dénonciateurs des grévistes preneurs d'otage.

Pour autant, surtout pas de reflexe de gardien de la forterresse assiégée.

Dire que ce qui se colporte ne fait pas débat ferait passer celui qui avancerait cela pour un doux dingue, un porteur d'oeillère ou un fantassin décervelé d'une armée sans valeur.

Il y a peu de temps, La canaille tentait d'éclairer le pourquoi de l'existence de telles situations et en particulier les conséquences de l'effondrement des repères théoriques, ceux de classe et pointait une parresse intellectuelle qui fait se couler nombre de dirigeants dans le moule plutôt que de le casser.

La situation de ce jour dément-elle le propos ?

Cela étant dit, en attendant que la situation se clarifie : Si demain la CGT sort renforcée des élections du 4 décembre, quelle conclusion en tireront-ils ? que la CES et la collaboration de classe est l'avenir indépassable du syndicalisme comme le marché est celui de l'économie ?

Si quelques soient les résultats de cette consultation la CGT décide d'une quelconque réorganisations, les contempteurs d'aujourd'hui deviendront-ils adorateurs dès demain ?

La question, pour ceux qui ont enclanché et nourri cette campagne dans et hors la CGT, est-elle de savoir comment aider le monde du travail pour combattre les siffleurs de Lyon et les casseurs du code du travail ? On peut plus qu'en douter.

Si Canaille le Rouge, comme tout syndiqués veut connaitre de la situation, il ne compte pas trop sur la maison Solferino, le Figaro le Monde ou Libé, il ne compte plus sur l'Huma éteint, la VO muselée  ou le Peuple rendu aphone pour défendre le fait syndical. 

La CGT n'est pas une basse-courre. Passer Le paon par dessus le grillage pour mettre sur le perchoir coqs, dindes, poulettes ou pintadeaux coalisés ou, le courage les étouffant, les voir terrorisés, se tassant dans un coin d'un patio ne conduira pas à combattre l'exigence du renard libre d'errer librement et se servir dans un poulailler libéré de toute ses sécurités.

C'est peut-être d'abord de cela qu'il faut s'occuper, dans et hors du poulailler. Plus les renards seront éloigné voir chassé et mieux cela sera.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #CGT, #syndicat, #lutte de classe

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