Tortures (suites)

Publié le 11 Décembre 2014

de Langley à Bézier

d'Alger à Guantanamo

de Poulo condor à Abu Ghraid

Les soldats du dieu dollar

Les soldats du dieu dollar

Il y a le débat moral (si tant est qu'un tel débat ait légitimité. Il doit plutôt porter sur l'immoralité des défenseurs de ce qui avilie ceux qui la commette en voulant avilir ceux qui la subisse et leur mise au ban de la société).

Le rapport publié par la commission chargée du renseignement du Sénat des Etats-Unis, consacré aux interrogatoires poussés, assimilables à des actes de torture, pratiqués par la CIA dans le cadre de « la guerre contre le terrorisme », après les attentats du 11 septembre 2001.

En présentant les conclusions de cinq années de travaux, la présidente de la commission sénatoriale, Dianne Feinstein (Californie), "ne s'est pas contentée de l'argument moral pour instruire le procès de ce programme d interrogatoires renforcés ». Le rapport attaque frontalement l'argument de l'efficacité mis en avant par la CIA. L'analyse des six millions de documents qui ont pu être obtenus" montre, selon la commission, qu'aucune information jugée primordiale pour prévenir le terrorisme (tel que définit par à l'époque par la Maison Blanche et décliné dans les structures d'état des USA.

Un chiffre, en passant si on ose le dire ainsi vu le sujet, devrait faire plus que tiquer : six millions de documents ont du être regardés pour traiter d'un sujet normalement banni par toutes les conventions internationales et légitimées par le pouvoir de la plus grande puissance militaire économique de la planète pour justifier son combat pour la "liberté et la démocratie" au nom de ce dieu bien singulier qui sert de caution morale au billet symbole des USA.

Six millions d'occurrences. Cela veut dire combien de cautions, de parapluies pour se couvrir pour faire l'innommable, de non-désobéissance à des ordres immoraux, ? Combien de PV tapé sur des claviers sans que ceux ou celles qui les tapent au nom du secret s'avilissent individuellement en participant par leur silence à l'avilissement collectif.

Les USA sont-ils seuls en cause ? D'autres pays dont nombre cette UE qui partage les valeurs de cette concurrence libre et non faussée lui ont prêté main forte.

Condamnation morale ?

En France, le même jour le premier magistrat élu d'une grande ville, non-content de vouloir tenter de gommer le souvenir de la plus grande bataille contemporaine gagnée par le peuple algérien et le peuple français contre le colonialisme et la torture d'état institutionnalisée qui l'a toujours accompagnée, ce maire, sans que le préfet et les supérieurs politiques de ce gouvernement trouvent matière à publiquement l'interdire, va donner à la voie débaptisée le nom d'un général félon chef d'une organisation de tortionnaires assassins.


Le parti qui l'a fait élire et qui le porte est celui qui en France défend l'usage de la torture.

 

 


 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #histoire, #fascisme, #torture

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