Sony soit qui mal y pense

Publié le 20 Décembre 2014

Vite fait, en passant.

mais pour éclairer

l'ensemble

du paysage

 

Sony soit qui mal y pense

Les Etats-Unis en Corée, moins de 10 ans l'occupation japonaises, c'est aussi cela*.

 

 

Canaille le Rouge, spontanément, n'a pas d'accroche particulière avec la Corée du Nord, c'est n'est pas sa référence même si les conditions historiques (occupation japonaise bestiale puis agression US* ) expliquent l'origine de son repliement. Cela n'empêche d'avoir quelques interrogations sur la colère d'Obama à propos de ce qu'on appelle "l'affaire Sony". (La RDC vient de faire connaitre aux USA son exigence d'une enquête commune sur les sources de l'affaire ; là encore aucun angélisme, de tous côtés, mais...).

Ensuite, voir le patron de la puissance mise sous les projecteurs pour intrusions massives dans la vie privée des gens, producteur non pas de "film sur" mais tentatives réitérées "d'attentats contre" Castro, l'élimination de dizaines de dirigeants qui déplaisaient au capital américain (de Mossadegh à Allende en passant par Lumumba et combien d'autres - sans oublier la part qui revient à la France elle aussi son obligée) - espionnage des chefs d'états (y compris leurs "alliés"), mise en fiche et stockage de la vie privée de sa population comme celle d'autres pays souverains, oui voir le patron de la CIA de la NSA, ceux qui au nom de la raison d'état incrustent des virus espions ou destructeurs dans les suites informatiques, le voir simuler une colère hollywoodienne laisse au choix songeur, pantois, sans bras ou un sentiment entre la crise de fou rire et la colère.

Emboitant le pas à Mac Arthur,le député Albert Gore (le père d'Al Gore) suggérait de mettre fin à la guerre par « quelque chose de cataclysmique », à savoir une ceinture radioactive qui diviserait la péninsule coréenne en deux de façon permanente. Bien que le général Ridgway n'ait pas parlé de bombe au cobalt, après avoir succédé à MacArthur en tant que commandant américain en Corée, il renouvela en mai 1951 la demande formulée par son prédécesseur le 24 décembre, réclamant cette fois 38 bombes atomiques.

Pour convaicre Gore d'un scénario du même nom, MacArthur affirmait pour "remporter la guerre en dix jours" : « J'aurais largué une trentaine de bombes atomiques (...) en mettant le paquet le long de la frontière avec la Mandchourie. » Il aurait ensuite amené 500 000 soldats de la Chine nationaliste au Yalu, puis aurait « répandu derrière nous, de la mer du Japon à la mer Jaune, une ceinture de cobalt radioactif (...) dont la durée de vie active se situe entre soixante et cent vingt années. Pendant soixante ans au moins, il n'aurait pas pu y avoir d'invasion terrestre de la Corée par le nord ». une stratégie de l'extrême : « Mon plan était simple comme bonjour. » 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #guerre froide, #Corée, #impérialisme, #USA

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