un concept d'avenir dans l'UE : "l'indice de fiscosité"

Publié le 6 Novembre 2014

pour mesurer

le degré de compromission

pour incitation

à la fraude fiscale

un concept d'avenir dans l'UE : "l'indice de fiscosité"

6 novembre 2014, le ministre des finances du Luxembourg nous en baille de belles sur l'innocence de son gouvernement dans la fraude.

 

Pour aider à mesurer comment les huiles de l'UE sont éclaboussées dans ce qui apparait comme un gigantesque Monopoly de la fraude organisée, Canaille le Rouge propose de créer une échelle de mesure qu'on pourrait appeler "indice de fiscosité".

À coup sûr le président tout neuf de la Commission Européenne va avoir besoin de quelques bidons de diluant pour pouvoir reparaitre propre sur lui tant il est imbibés en profondeur d'une doses de fraudes qui, rapporté à d'autres substances, devrait conduire au retrait sur le champ du permis de conduire les affaires et à la saisie immédiate du véhicule fiscal dont il a été le concepteur, constructeur, et revendeur pour le plus grand profit (le mot est des plus juste) du Luxembourg et des multinationales que cette tour de contrôle de l'UE héberge.

Les accords passés entre 2002 et 2010 entre le Luxembourg et les grandes entreprises représenteraient des milliards d'euros de recettes fiscales perdues pour les Etats où ces multinationales réalisent des bénéfices, avancent l'ICIJ (Consortium international des journalistes d'investigation), qui révèle l'information, et ses médias partenaires, dont Le Monde en France, The Guardian au Royaume-Uni, le Süddeutsche Zeitung en Allemagne, ou l'Asahi Shimbun au Japon.

Si vous aimer les pâtisseries  du genre "foret noire", Canaille le Rouge vous offre cette cerise sur le gâteau : l'article du correspondant de Libération d'octobre 2008 qui nous donne des points de vue aujourd'hui pour le moins croustillant :

" Le Luxembourg s’est concerté avec l’Autriche, membre comme elle de l’Union européenne, pour boycotter la réunion consacrée à la lutte contre les paradis fiscaux organisée hier à Paris. La Suisse, qui ne fait pas partie de l’UE, a fait de même. Ces trois pays n’ont pas apprécié le projet de communiqué final qui « établit une équivalence entre secret bancaire et paradis fiscal », comme l’a expliqué hier devant son Parlement, Jean-Claude Juncker, le premier ministre et ministre des Finances du Grand Duché : « ça n’est pas acceptable ».

Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a volé au secours du Luxembourg, dimanche, lors du « Grand jury RTL-Le Figaro-LCI ». Alors qu’on lui demandait si ce pays était un « paradis fiscal », il a estimé que « le Luxembourg est à ma connaissance dans la légalité totale au sein de la zone euro et de l’Union européenne »

Des décennies de secret ont permis au Luxembourg de devenir l'un des premiers centres financiers du capitalisme européen, d'être centre d'hébergement de pauvres monopoles traqués par de rouges fonctionnaires et à ses citoyens de devenir les plus riches de l'Union européenne (en termes -tres discutable - de revenu moyen par habitant où la femme de ménage qui vient à 3h du matin pour 800€ et le PDG qui arrive à 9h45 pour 80 000 produisent un revenu moyen de 40 400).

Ses banques abritent des dépôts représentant plus de 10 fois son PIB, son secteur financier (chiffres fin 2012) est égal à celui cumulé de Malte, Chypre et de l'Irlande ; une paille.

Canaille le Rouge qui se gausse sur ses p@ges et cela depuis des années de ce que le Luxembourg était en terme maritime le pavillon de complaisance de la Belgique voisine n'imaginait pas que cette opérette fluvio maritimo fiscale pouvait masquer une telle flotte de sous-marins de l'évasion et dissimulation, des Al Capone au nom prestigieux (IKEA, Amazon, Verizon, Pepsi, Heinz, FedEx, Apple, AXA). Notre Crédit agricole, banque des hooligans du choux fleur, est dans le lot aux côtés de quelques autres.

Au total environ 340 PME de ce calibre réalisent ainsi des milliards d'euros d'économies chaque année grâce l'installation d'un siège social, la création d'une holding voire qu'une simple filiale dans un coin du Grand-Duché. Avec pour but…et garantie de payer le moins d'impôt possible.

La Canaille n'étant ni financier ni fiscaliste, permettez juste de pointer que ces joyaux de la couronnes de la libre entreprise ont pour singularité d'être aussi pour leur branche française (et il serait surprenant qu'il n'y ait pas là cohérence supranationale) des spécialistes dans l'espionnage et la répression des militants syndicaux, des pourfendeurs des codes et lois sociales.

Ce qui veut dire que le concept de "patrons ripoux" n'est pas qu'un constat parcellaire d'une partie de l'engeance mais une valeur générique liée au système et aux complicités de ceux qui leur construisent des nids aussi douillets qu'ils imposent à ceux qui ne dorment pas à la belle étoile paillasses et baraques en planches. Aux peuples qu'ils saignent, de l'Irlande à la Grèce du Portugal à maintenant l'Ukraine, ils imposent des reculs de civilisation et en implantant  pour y parvenir misère et ce fascisme que Fabius n'a toujours pas discerné.

Bref ce Junker et ses acolytes, ceux qui avec lui travaillent à colmater les brèches ouvertes par la connaissance de la fraude ainsi révélée (gouvernement, tous dont le nôtre. Commissaires de l'UE, tous dont Moscovici), tous doivent comme délinquants économiques rendre des comptes.

Les Al Capone du système vont–ils passer les fêtes tranquilles, hélas, on peut le craindre, ou bien les peuples vont-ils enfin aller leur secouer les puces avec toute l'énergie nécessaire.

Toute cette camarilla corrompue donneuse de leçon coule des jours tranquilles. On comprend un peu plus les efforts de ceux qui depuis des années leur servent la soupe médiatique pour savoir le prix du rouleau de papier peint dans le living du SG de la CGT.

Une enquête est actuellement en cours à Bruxelles, visant à savoir si les agissements du Luxembourg sont assimilables à des subventions d'Etat déguisées. Douce béatitude de la métaphore pour ne pas dire complicité d'escroquerie en gouvernement organisée.

 Junker après un passage on ne sait plus si c'est chez les trotskistes mode Jospin ou les maoïstes façon Kessler a été premier ministre du Luxembourg entre 1995 et 2013, ministre des Finances entre 1989 et 2009, président de L'Eurogroupe (représentation des ministres des finances de la zone euro) entre 2005 et 2013.

La presse rapporte comment un jeune journaliste pourtant peu réputé pour avoir la crête levée devant les notables, un certains Pujadas avait fait sortir de ses gonds le dit Junker pour avoir susurré que tout n'était pas clair comme eaux de ruisseau batifolant dans le Grand-duché.

Crime de lèse premier ministre, ce marquis de carabas du Capital avait trouvé son chabotté pour venir à son secours régalez vous :

"en 2008, celui qui n'était encore que le premier ministre du Luxembourg avait défendu la place financière de son pays avec véhémence. Critiquant les amalgames d'un reportage de France 2, mélangeant "paradis fiscal" et "secret bancaire", Jean-Claude Juncker avait déploré un sujet "proprement ridicule", "caricatural", marqué par une "condescendance bien franco-française". Egalement jugé "superficiel", il avait ensuite attaqué "ce journalisme primaire".

Malmené sur son propre plateau, David Pujadas avait été rejoint par Arlette Chabot un peu plus tard, en qualité de directrice de la rédaction de France 2". Dans une lettre datée du lendemain, elle notait que le reportage avait provoqué "votre irritation". "Je dois à la vérité de dire que je peux la comprendre. La frontière entre "paradis fiscal"," blanchiment d’argent" et "secret bancaire" n’était pas vraiment établie. La mise en image était facile, voire de mauvais goût. Je vous demande de ne pas considérer ce reportage comme une nouvelle manifestation de "l’arrogance franco-française" mais plutôt comme une insuffisance professionnelle. Connaissant votre disponibilité, votre courage face aux questions des journalistes, je me dois de vous présenter des excuses".

 

Dame Chabot va-t-elle venir en direct présenter ses excuses à Pujadas et aux téléspectateurs pour avoir avoir couvert de sa présence puis sa plume un escroc d'état de haut vol ?

Conclusion toute provisoire : la Suisse restant neutre, le Lichtenstein ne disposant pas d'une armée suffisante nous n'en sommes pas au conflit armé pour concurrence déloyale mais restons vigilant.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #ue, #fraude, #économie, #Capital

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