SNCM : le PS et son gouvernement assassinent une entreprise publique

Publié le 4 Novembre 2014

"Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire ; c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de noire bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques."

 

Toujours utile

de convoquer Jaurès

pour mettre à nu

ceux qui se drapent

de sa mémoire

SNCM : le PS et son gouvernement assassinent une entreprise publique

Il faut parfois savoir se mefier de ses amis mêmes s'ils s'autoproclamment être vos meilleurs.

Canaille le Rouge préparait ce qui devait être un coup de gueule ciblé (il le sera ensuite) quand il est tombé sur cette phrase assassine dans médiapart du 03 novembre : 

"Sans les avances de trésorerie concédées par un actionnaire majoritaire soumis au « chantage social » sur les docks de Marseille et aux pressions d’un pouvoir politique national et local irresponsable, la messe aurait été dite depuis longtemps."

S'il n'est pas question de gloser sur le "pouvoir national et local irresponsable" (encore qu'ils agissent de façon consciente et délibérée , nous y reviendrons) parler d'actionnaire soumis et même entre guillement, de chantage social est idéologiquement une façon accomplie de stigmatiser ceux qui en défendant leurs emplois défendent le service public et l'avenir économique de la Corse et de la façade maritime méditéranéenne.

C'est renvoyer dos à dos les sérials killers de l'économie dépositaires de tous les leviers et leur victimes. 

Médiapart nous avait habitué à autre choses. La pertinence de ses articles sur Sivens ou Bigmallion ferait bien de transpirer dans leur façon d'envisager les luttes sociales cela éviterait de décrédibiliser l'ensemble et de choquer un lectorat que le titre démarche par ailleurs. 

 

Pour revenir à nos moutons qui frisent une méditéranée laquelle risque de voir sa côte et ses navires en colère, Véolia -- ami de longue date des pouvoirs au point que ses cadres dirigeants servent de réservoir pour pourvoir les postes de directions des entreprises où l'état dispose du pouvoir de désigner ceux qui vont gérer comme dans le privé les entreprise publique -- mais aussi transdev fililale à la capitalisation très largement majoritaire de la Caise des Dépots, laquelle est une structure publique institutionelle sous controle du parlement, quand ils exigent pour complaire à la l'UE et sa "commission des rejets des grâces" que la SNCM leur "rende leurs sous", ces deux opérateurs financiers savent et agissent volontairement pour travailler à la liquidation du pavillon français et surtout au statut des marins et des sédentaires qui en fait l'armature.

Si la loi dans son principe contraint à satisfaire à la continuité territoriale elle n'impose pas (plus depuis les privatisations des SP) à ce que l'état s'en charge. C'est la faille qu'a utilisé Villepin pour engager l'offensive en se justifiant devant Bruxelles. 

D'où les flibustiers et les distributeurs privés ou publics de lettres de courses pour aller pirater sur nos côtes, prêts à se goberger en s'appropriant comme rançon une flotte modernisée grâce aux luttes des personnels de la SNCM, financée par des fonds publics, flotte qui si le gouvernement et Bruxelles parvenaient à leur fin sera immatriculée sous pavillon de complaisance .

 

L'argumentation des tribunaux de commerce (lire "le capital") est aussi claire que la solution qui, pour échapper durablement à la liquidation, exige de sortir d'une structure contraignante,, aliénante et liberticide nommé traités de Lisbonne et plus largement UE qui postulent que les entreprises n'ont le droit d'exister que soumises aux lois du marchés et de la concurence, interdisent tout critère de souveraineté.

la SNCM a été condamnée par la justice européenne à rembourser à l’État français deux paquets d’aides d’État de 220 millions d’euros chacun, aides jugées illégales au regard du droit européen de la concurrence. L’appel de Paris et de la compagnie portant sur les subventions à la privatisation a été rejeté le 4 septembre. Celui concernant le « service de pointe » dans le cadre de la délégation de service public (DSP) pour la desserte de la Corse n’est pas suspensif.

Ecrire comme le fait médiapart :

"Sans la volonté délibérée du gouvernement français de se comporter en délinquant récidiviste, en profitant de la fin de règne de la commission Barroso à Bruxelles, la SNCM serait déjà en liquidation."

Un état qui assumerait des choix politique pour garantir sa souveraineté serait donc délinquant récivistes alors que quand le même état injecte à fonds perdus dans les coffres des banques plus du quart du pseudo "déficit budgétaire" que lui repproche l'UE ce serait de la saine gestion ? Cela revient à accepter sans contestation des choix contraires aux intérêts du pays et de considérer comme délinquence, tel le premier Balladur, Cahuzac ou Guéant venu qui eut le sont , toute vélléité d'y faire barrage. 

Le terrain de la souveraineté est à disputer à ceux qui en font un commerce chauvin et à reconstruire contre toutes les droites de l'éventail, du PS au f-haine.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #service public, #souveraineté, #sncm, #politique, #économie

Repost0
Commenter cet article