Plus haut ? on ne sait pas. Plus fort, plus loin, et plus vite que Berger ? il y a des chances.

Publié le 22 Novembre 2014

Pas un gag,

Hélas !

Plus haut ? on ne sait pas. Plus fort, plus loin, et plus vite que Berger ? il y a des chances.

Plus facile que d'aller s'expliquer devant les travailleurs d'une usine en grève contre la casse patronale, moins risqué que d'aller entendre ce qu'en pensent les salariés sur des piquets de grèves, le débat à fleurets mouchetés pour les uns, la dure réalité du talon de fer quand les coups tombent de façons redoublées pour les autres.

Rouge à trouvé cela sur l'agenda du PCF :

 

" Pierre Laurent répond donc favorablement à la proposition d'un débat public et contradictoire face à Pierre Gattaz. Nous lui proposons de ne pas "éviter soigneusement" cette confrontation. Partout dans le pays, la première semaine de décembre, le Parti communiste diffusera un tract sur le thème : " la souffrance patronale, parlons-en" et multipliera les actions sur le terrain, auprès des salariés et des populations, pour demander des comptes et parler notamment des banques, du CICE, de la fiscalité.

Nous avons des questions à poser à Pierre Gattaz. Trouvons rapidement une date à l'agenda pour organiser cette confrontation."

 

 

Quand Canaille le Rouge dit que la direction du P"c"F n'a plus de contact direct avec ce qui se passe derrière les murs des entreprises, cette pantalonnade en témoigne.


Le patronat réprime, casse, dispose d'un gouvernement aux ordres, avec un PS qui laisse ce dernier déployer sa politique et lâche le brouillard de 2 ou 3 indignés de salon pour faire écran. Et le premier responsable du parti qui n'a plus d'anticapitaliste que le nom des stations de métro qui encadrent son siège va s'en aller converser avec le patron du Medef.


Le N°1 du PCF dit ne plus vouloir d'accord national pour les élections locales mais ne rejette pas des alliances avec les mêmes (qui seront tous invités au voeux de la CCI ou de la CCA de leur coin tous cotisants au MEDEF ou ses déclinaisons) et il va rencontrer celui qui coordonne l'offensive.

 

L'année prochaine, il accompagne Valls, voir le supplée aux journnées d'études de Jouy en Josas ?


Napoléon invitant Nelson à prendre le thé au milieu de Trafalguar ?
Imagine-t-on Thorez rencontrer Jules Moch pendant la répression des mineurs ?


A part construire des images de bonne société quiète et apaisée face à la colère populaire "qui doit être canalisée", à quoi cela peut-il servir ?


Comme cela ne sert à rien, c'est en adéquation avec l'inanité de l'idée comme avec celui qui la porte ou des attentes à en avoir.


Si à l'issue de ce camp du drap d'or de la lutte contre la souffrance au travail il en sort quoique ce soit qui rassure les licenciés de Fly et conforama sur leur avenir, promis, Canaille le Rouge met sa p@ge à disposition du sénateur pour qu'il donne le mode d'emploi.

 

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Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #capitalisme, #reformisme, #lutte de classe, #politique

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jean-marie Défossé 23/11/2014 05:56

Je partage les points de vue de La Canaille ! L'heure n'est plus au dialogue et encore moins aux concessions ; lesquelles dernières ont toujours été considérées par l'adversité comme une FAIBLESSE des petits de ce monde, comme une FAILLE ... toujours bonne A EXPLOITER .
Dialoguer , "tendre la main" dans la conjoncture actuelle et avec des gens qui n'ont jamais eu le moindre regard ni le moindre respect pour ceux qui rament au quotidien comme des galériens pour au final leur remplir leurs comptes en banques , c'est assurément prendre le risque de se voir progressivement amputé de tous les doigts de la main droite , puis ceux de la main gauche , avant les mains , pour finir avec les bras en moins. Pour que l'amputation soit RENTABLE pour les uns , il faut qu'elle soit GANGRENEUSE pour d'autres !
Ne soyons pas trop pessimistes quant à leur capacité de nous faire ENCORE RAMER avec de tels handicaps . Ils trouveront toujours les moyens de faire ramer les galériens que nous sommes (ou avons été) ... AVEC LES PIEDS !
Si la LUTTE des CLASSES n'a jamais réellement été le soucis premier des classes laborieuses de tous les pays , sauf quelques exceptions ponctuelles au travers de l'histoire ; par contre , cette même LUTTE des CLASSES vue par les "castes" dirigeantes , par ces oligarchies prédatrices et à L'ENCONTRE DES PEUPLES ... NE S'EST JAMAIS ESSOUFFLEE et s'est même ACCELEREE ces temps derniers .
Avis aux donneurs d'organes et de membres !