Le rouleau compresseur rose des néoconservateurs solferiniens

Publié le 21 Novembre 2014

ou la complicité active

dans l’assassinat

de la démocratie

Le rouleau compresseur rose des néoconservateurs solferiniens

Notez combien il arrive de droite

 

Ils l'ont acté hier : élimination des prérogatives des départements et recharcutage des régions,  et de fait la suppression de la plus vieille collectivité républicaine territoriale de proximité pour faire monter en puissance les résurgences de l'ancien régime.

Mise à l'hospice de la commmune- première historique de toutes -ne lui restera en réalité que l'état civil, les crèches, la restauration scolaire et les cimetières.

Une réorganisation territoriale de l'espace républicain qui convoque pour les réinstaller les baronnies de l'ancien régime par le fait des petits marquis du régime actuel, comme à l'accoutumée, dans le dos du peuple.

Le champ représentatif est restructuré pour ne laisser que le délégataire, entre les mains des puissances d'argent.

Tentatives avec des supplétifs installés auparavent à l'intérieur d'y intéger la part de la société la plus réticente voir opposée : le monde du travail. Une offensive qui n'est pas sans rencontrer ça et là un echo suicicidaire pour ceux qui y céderaient.

Suppression des élections prud'hommales mais prérogatives maintenues voire renforcée pour les chambres de commerce  ou d'agriculture.

Tout ce qui touche à l'expression de la moindre parcelle de souveraineté est soit effacée soit distanciée de ceux qui éxigent de pouvoir l'exercer.

Avec parfois des arguments d'une fatuité insupportable : les élections prud'hommales "coutent" 50% de la présidentielle.

Pour les néocons-roses, c'est le coût de la démocratie qui délimite le champ de sa pertinence ; merci de l'aveu.

Comme il faut bien qualifier cette politique, cela s'apppelle un projet autocratique et totalitaire.

Comme on a le droit de dire que Président est nul, que ses ministres sont des paltoquets, sans pour l'instant risquer les pinces pour être trainé en correctionelles et ses barreaux consécutifs, comme on a le droit de parler, nous sommes en démocratie n'est-ce pas?

Mais quelle démocratie que celle qui écoute les coffres forts et encadre de gardes mobiles les droits de ceux qui sont requis pour les remplir ?

Quel état de droit quand le gouvernement s'arroge celui de modifier les bases de sa représentation pour péréniser l'emprise de ses commandiataires.

Rarement l'affirmation d'un pouvoir inféodé aux exigences d'une caste n'a été aussi clairement établie.

Les barrières effondrées permettent toutes les extravagances en matière de dérives : le marché aux voix d'un Dassault, le racket d'un Tapie volant le contribuable, le CICE où l'argent public sert les dividences, les périgrinations antifiscales d'un Cahuzac comme celle de ses coreligionnaires en mandat de marquisats électifs de légion de la rente et de l'accrobatie fiscale, tout cela se cristalise dans la période.

L'absence d'une force décidée à  prendre à bras le corps la construction d'une véritable alternative au capitalisme, affirmant l'exigence de l'appriopriation collective des richesses pour une autre réorganisation de son usage et sa redistribution, laisse vide l'espace pour les pires des solutions : celle des fascistes qui laissent venir sans rien dire tant les néoconservateurs de Solférino  comme il y a 3/4 de siècle leur équipent une voie royale pour accéder au pouvoir.

Le f-haine ne peut grandir que sur ce fumier que les jardiniers du pouvoir s'escriment à lui fournir.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politique, #réaction, #démocratie, #République

Repost0
Commenter cet article

Michel 21/11/2014 14:46

On ne saurait mieux dire !Merci Canaille le Rouge.