Elections, piège à quoi ?

Publié le 3 Novembre 2014

ou de l'appréciation

à géométrie

plus que très variable

Elections, piège à quoi ?

Après l'élection dimanche dans le Donetz, dans un premier temps et dans l'attente des éléments d'analyse autres que ceux distillés par les officines du quai d'Orsay ou autres, juste une appréciation :

L'Union Européenne qui s'est empressée de considérer comme légitime l'arrivée au pouvoir des fascistes (oligarco-ploutofascistes en l'occurrence) à qui elle avait mis le pied à l'étrier tandis que l'Otan tenait la bride du cheval, vient d'annoncer "qu'elle ne reconnaissait pas le scrutin de ce dimanche".

Toujours donc vu depuis une planète extérieure, tel le Persan de Montesquieu, contester la légitimité d'un pouvoir issu d'un putsch est illégitime et le scrutin organisé pour s'affranchir des putschistes l'est tout autant. 

Ce qui pourrait conduire un naïf à penser que la légitimité n'est pas le droit, ou que le droit n'est que la traduction d'un rapport de force et que c'est ce rapport de force qui donne légitimité aux institutions imposées par ceux qui tiennent les manches.

De Montesquieu et Spinoza allumeurs de lumière à Fabius et BHL répendeur de ténèbres.

 

 

Elections, piège à quoi ?

C'est à croire que les duettistes du socialisme scientifique arrivés moins d'un siècle après notre aquitain Charles-Louis de Ségondat n'avait pas tout à fait tord quand ils définissaient l'état bourgeois comme l'instrument de domination de la classe dominante.

Canaille le Rouge, qui pour d'aucuns doit passer pour un archéosapiens, persiste à penser que Karl, Friedrich mais aussi Rosa et Vladimir plus quelques autres pointaient leurs projecteurs dans la bonne direction.

La question est donc de savoir si on construit un rapport de force pour supprimer l'état bourgeois et organiser autrement la société ou si, comme Pierre, Jean-Luc, Clémentine et d'autres, on propose dans le cadre de cette UE, ses principes, sa monnaie, son primat du marché qui est servi par l'état, de devenir kalife à la place des kalifes corrompus mais de ne pas proposer de changer complètement la maison au risque de ressembler à ceux  même qu'ils stigmatisent mais ne proposent que de remplacer.

La grand-mère de La Canaille disait "si tu mets du lait frais dans une casserole qui a contenu du caillé, si tu ne la récures pas énergiquement, tu auras de suite du caillé".

Expérience accumlée, fabriquons une casserole neuve.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #Ukraine, #démocratie, #politique, #lutte de classe, #Etat

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