Canaille le Rouge aime bien les chrysanthèmes

Publié le 1 Novembre 2014

Pas des fleurs de deuil

pour marchands de fin de saison

mais un bouquet d'artifices

de forme de feux de joie.

 

Canaille le Rouge aime bien les chrysanthèmes

En plus, mécréant tout azimut, La Canaille n'est pas cimetièrophile au point d'y péleriner comme dévot processionant vers Lisieux, La Mecque ou Lhassa, de Genève au Mont Athos, à Lourdes ou Fatima, ni même aux murs avec ou sans lamentations, mausolés des places Rouges de Moscou ou de Pékin ou d'ailleurs. Il ne concède que le mur des fédérés pour fêter une idée vivante malgré les morts qui y ont été entassés.

C'est donc avec plaisir qu'il fête autre chose ce premier novembre : les colonialistes français étaient à peine remis de la dérouillée administrée par les patriotes vietnamiens au corps expéditinnaire français à Dien Bien Phu que le peuple algérien qui ne cicatrisera jamais ses plaies du 8 mai 1945 décide le premier novembre 1954 de s'affranchir de gré ou de force de la tutelle coloniale que d'une main dont la brutalité n'a d'égale que la démagogie lui impose la France. 

C'est le début d'une répression où s'illustrera un célèbre décoré de la Francisque (lequel deviendra président socialiste de la république) au coté d'autres (dont un futur ministre gaulliste recyclé de la collaboration) en faisant assassiner les patriotes algériens avec comme 10 ans plus tôt les communistes parmi les premier de listes. 

Dans ce moment où l'Algérie est aux prises avec de multiples tentatives de déstabilisations impérialistes directes ou télécommandées, au moment où le peuple algerien doit démultiplier ses efforts pour tracer sa voie vers la démocratie, plus que jamais lui exprimer la solidarité des révolutionnaires anticoloniaux et antiimpérialistes de notre pays.

Pour sa modeste part et ne comptant que pour un, Canaille le Rouge en ce 60ème anniversaire du 1er novembre 1954 tenait à le réaffirmer. 

 

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