Zone tampon

Publié le 11 Octobre 2014

Quand Blummollet

fait du Léon Blum à Kobané

et

du Guy Mollet à Kiev.

Zone tampon

Quand la SFIO faisait de la France une zone tampon 

 

 

 

 

Alors que les théofascistes fabriqués de toute pièce par l'Otan sont en train à coups de sabres et de mitraillages de procéder à une épuration à la façon nazie (et adjoints) dans le Kurdistan, la deuxième armée de l'OTAN refuse de porter assistance aux peuple Kurde, avec l'engagement actif d'Erdogan de ne surtout rien faire tant la complicité entre celui-ci et les tueurs agissant au sud de la Turquie est patente.

Pour sauver la face de l'OTAN devant ce massacre que l'alliance fait semblant de combattre, il propose une zone tampon.

Une zone tampon, c'est quoi ?

C'est ce qu'on appelle une forme des plus hypocrites de "no mans land" : Une zone où d'un côté on vous passe à la mitrailleuse si vous voulez vous y réfuugier et de l'autre côté une zone où on vous tire dessus si vous tenter d'en sortir pour fuir les mitrailleurs.

Cette optiion meurtrière a reçu l'aval de Blumollet qui depuis l'Elysée laisse de cette façon massacrer les Kurdes en disant tout haut qu'il les aime.

Le PS le démontre, il a le sens de l'héritage. Il nous refait trois quart de siècle plus tard une stratégie munichoise concernant les nazis en Ukraine et la non intervention façon République Espagnole pour abandonner les Kurdes.

Avec comme toujours la capitulation ou le soutien aux forces de l'obscurantisme (entre Franco et Erdogan la différence est plus que tenue) contre les peuples et les forces démocratiques.

C'est la conception internationaliste du PS. Pas de surprise à avoir : elle est en résonnance avec l'envoi des CRS dans les entreprises en luttes, la non poursuite de toutes les délinquences et violences patronales, et les relations diplomatiques ici politico-sociale là avec ce qui sur la planète porte conservatisme et réaction.

S'il fallait démontrer que le PS est un parti de droite et que toute alliance avec celui-ci renforce la droite, le capital et l'impérialisme, ce dernier développement de la "zone tampon" est comme la guigne sur un bavarois rassis.  

Roger de son côté a traité à sa façon la question.

Voici le liens pour aller voir comment il parle de façon convergente à partir d'un autre angle d'attaque avec ce que La canaille avance ici.

Roger-Colombier kobane-ville-martyre-kurde-ou-la-non-intervention-internationale.html

Pour info les décapitations en série ont commencé dans la zone abandonnée par l'OTAN aux théofascistes, pour ne rien dire des meurtres de masse des viols e mise des femmes en esclavage.

Comme pour "Boko Arram", une compassion officielle le temps d'un JT avec quelques potiche accompagnatrices des faiseurs de guerre et on passera à autres chose.

Fabius pourra reprendre sa sièste.

Pour rappel de la situation, un édito du Monde de jeudi aide à y voir clair :

"La Turquie dispose de la deuxième force terrestre de l'OTAN. Elle est la superpuissance militaire régionale. Depuis des semaines, l’armée turque a déployé des chars face à Kobané, le long de la frontière. Ils auraient pu neutraliser en partie les positions d’artillerie de l’EI. Ils n’ont pas tiré un seul obus.

 

Ankara a décidé d’intégrer la coalition anti-EI, mais n’a rien fait pour freiner l’avance des djihadistes vers Kobané. Pourquoi ? La Turquie ne veut pas d’une zone autonome kurde syrienne à sa frontière. Pareille zone pourrait servir de base arrière aux militants du PKK, l’organisation combattante des Kurdes de Turquie.

 

« Pour nous, le PKK ne vaut pas mieux que l’EI », a lancé le président Erdogan. C’est inexact. Tout se passe plutôt comme si Ankara, qui a longtemps laissé passer en Syrie les militants islamistes les plus extrémistes, préférait encore l’EI aux Kurdes...

 

Ce « choix » a provoqué un deuxième drame: les manifestations violentes, mardi soir, des Kurdes de Turquie. Elles ont fait au moins 14 morts*. La situation peut relancer la guerre qui, depuis trente ans, oppose le PKK à l’armée turque. Elle peut torpiller la courageuse tentative de négociation avec le PKK menée par M. Erdogan.

 

Tout à sa volonté de faire tomber son homologue syrien, Bachar Al-Assad, le président turc exerce une manière de chantage: pas de participation effective d’Ankara à la lutte contre l’EI tant que les Etats-Unis ne s’impliquent pas davantage contre le régime de Damas. C’est une politique irréaliste qui n’arrêtera pas la déstabilisation régionale et qui risque de déstabiliser la Turquie à l’intérieur."

 

il est avident qu'il s'agit du point de vue du Monde pas entièrement partagée par Canaille le Rouge.

En particulier sur le "courage" d'Erdogan pour négosier avec le PKK. Quand on sait le rôle des sbires des services spéciaux d'Ankara dans l'assassinat des militants et militantes du PKK en Turquie comme à l'étranger dont les assassinats des trois militantes Kurdes à Paris.

* en fait, à ce jour, plus de trente morts

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #impérialisme, #politique, #Otan, #théofascistes

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