Un prix Nobel d'économie qui va finir de décoiffer...

Publié le 13 Octobre 2014

les calvities

bien avancées

du secteur économique

du P"c"F

et

ses pôles publics

Un prix Nobel d'économie qui va finir de décoiffer...

- Ci dessus des oligopoles de proximité -

 

Avertissement aux canaillophiles : il ne s'agit pas ici d'enfiler les bottes du nouveau prix Nobel. C'est un néo libéral et des plus engagés dans le néolibéralisme. Cette p@ge Juste pour montrer comment à force de donner des gages, il est possible même vêtu d'un polo fuschia à liseré amarante de se trouver plus conservateur que l'adoubé par les conservatismes qui vient de recevoir ce jour le Nobel d'économie. pour une approche de la personalité du récipiendaire : http://www.mediapart.fr/jean-tirole-prix-nobel-des-imposteurs-de-l-economie?page


Une des révolutions qui se voulait au moins copernicienne du p"c"f quand il a rompu avec l'idée fondamentale de prise de contrôle total des leviers économiques de la production et des échanges, et par conséquent d'avec la planification démocratique comme d'avec le postulat des droits et la citoyenneté dans l'entreprise comme pivot de son projet politique, réorientation qui permettait au PCF de devenir P"c"F, résidait dans son échafaudage d'une théorie de pôles publiques annoncés à dominante "publique et sociale", aux côtés d'un secteur privé qui par les mécanismes concurrentiels du marché serait ainsi tenu en respect.

 

Le mouton garderait la meute de loups. 


Théorie séduisante en ce qu'elle permettait à la section éco du PCF, débarrassée des syndicalistes et militants d'entreprises, de faire abstraction de l'antagonisme de classe et de "dépasser" le capital à l'intérieur du marché qui restait l'horizon indépassable du fonctionnement des société humaine.


Elle envoyait ainsi au rancard si ce n'est à l'incinérateur tout ce que les luttes avaient construit pour sortir de l'espace capitaliste une partie des secteurs vitaux décisifs des sociétés humaines (santé, école, énergie, transports et communication etc.) pour en faire des points d'appuis d'autres conquêtes. Nos savants économistes consacraient l'abandon de tout le secteur industriel et marchand à la "régulation par le marché". La valeur d'échange sanctifiée sur la dépouille de la valeur d'usage.


Les opposants à cette théorie (Canaille le Rouge a été de ceux qui l'ont combattu dès que la Boccarat et Cie Fondateur, Dimicoli and C° association successeurs l'ont porté sur les fonds baptismaux de ce bad-Godesberg économique) dénonçaient le danger déjà amplement confirmé par endroit de l'avènement de monopoles éventuellement pluridisciplinaires ou plurimodaux à la place des monopoles publics adossés aux critères de service public et la tendance lourde de ces monopoles privés à alimenter au plan planétaire des impérialismes des plus violents.


"Non, impossible !" Disaient nos économistes patentés décrétés tellement experts qu'ils étaient à ce titre cooptés sur liste d'attente pour participer à la définition des outils de contrôle et de régulation que, vertueux, l'état socialiste (versus PS) se proposait d'installer.


On attendait Boccarat, ce fut Dimicoli jusqu'à ce que Valls arriva avec Macron dans ses fontes. Rothschild reprennait la main.

Ainsi, le P"c"F acheva son écowaterloo quand Ségolène retirait ses écotaxes.


Boum ! Coup de tonnerre dans le ciel du consensus économique, la France (en fait une école d'économistes dont le chef de file est Toulousain) reçoit le prix Nobel d'économie pour des travaux qui énoncent que les privatisations ont produit un mouvement oligopolistique* qui permettait, par des ententes bien comprises, de s'affranchir de tout risque de contrôles et de se partager les marchés sur le dos des populations et en plus d'avoir un écran public facilement corruptible pour donner le change.


À coup sûr Jean Tirole, n'est pas de ceux qui ont hanté les sous-sols de la place du Colonel Fabien. Ses travaux ne prétendent pas approfondir l'analyse marxiste ou marxienne du capitalisme monopoliste d'État. 

 

Pour autant, les attendus de l'académie Nobel (le prix est officiellement dénommé « prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel », académie qui en matière d'économie n'est pas composée de bolcheviks enkystés dans l'Académie royale des sciences scandinave) sont limpides. Ils font le constat que les privatisations ont aussi amené à la création de marchés dominés par des oligopoles. 

 

Le Comité Nobel dans ses commentaires sur l'apport du chercheur français à la recherche en économie souligne : « De nombreux gouvernements ont ouvert des monopoles publics à des acteurs privés. Cela a été appliqué à des secteurs tels que les chemins de fer, les routes, l'eau, la poste et les télécommunications, mais aussi à la fourniture de services d'enseignement et de santé. Les expériences résultant de ces privatisations ont été mitigées et il a souvent été plus difficile que prévu pour obtenir des entreprises privées qu'elles se comportent de la manière souhaitée ». 

De plus, ajoute le Comité, « l
'autorité de régulation manque d'informations sur les coûts des entreprises et la qualité des biens et services qu'elles offrent. Ce manque de connaissances fournit souvent un avantage naturel aux entreprises qu'elles sont chargées de réguler ». Des bolcheviks vous dit La Canaille.


En plus, histoire d'en rajouter une petite louche pour bien imbiber le baba, nos experts suédois indiquent :
"Les travaux menés par MTirole dans les années 1980 et 1990 s'intéressent notamment à la durée des contrats passés avec le secteur privé, à la possibilité de les modifier, au risque de collusion entre les autorités de régulation et les entreprises régulées.". Comment ? Le capital serait corrupteur et la section éco ne l'aurait pas su ? 


Et comme il ne faut pas changer de monture quand la première persiste à bien répondre :
"Ils (les travaux de J Tirole -- note de CleR) recommandent aux gouvernements de s'assurer que les régulateurs ne deviennent pas les avocats des firmes qu'ils sont censés surveiller, le gouvernement ayant moins d'informations que ces acteurs sur la réalité du marché".


Le Monde qui n'est jamais tant à l'aise que quand il joue l'expert vulgarisateur de préciser pour sauver la mise à l'UE qui se verrait sinon bien fragilisée sur ses fondations idéologico économiques ultra libérale:
"Comme MTirole l'a aussi souligné lors d'une conférence téléphonique en direct lors de l'annonce du prix, lundi, la question des oligopoles et la difficulté à les réguler ne se pose plus à l'échelle d'un pays.
L'économiste a indiqué que, si les autorités de régulation - Federal Trade commission (DTC) américaine et Direction chargée de la concurrence à la Commission européenne -, travaillent déjà ensemble, une plus grande coordination des régulateurs est nécessaire".


Canaille le Rouge qui n'est pas journaliste économique, ni économiste distingué ou pas, en conclus que laisser l'économie aux mains du capital avec ou sans pôle public à dominante comme veulent les habiller nos kryptomarxofossoyeurs est du point de vue de l'intérêt général une hérésie économique et relance sur le fond la question de l'appropriation collective des leviers économiques du pays expression de la souveraineté.


La Canaille a appris qu'en Italie une centaine de syndicalistes ouvriers intellectuels, enseignants, militants associatifs avaient décidé de se lancer dans la reconstruction d'un Parti communiste. Il est certain que monsieur Tirole n'a pas dû mener ses travaux depuis Toulouse ou le MIT de Boston que pour amener à ce que cette question vienne à l'ordre du jour. 

 

Mais quand Newton se prend sa pomme sur le coin de la figure, il ne savait pas qu'il créait un mouvement de connaissance qui permettrait de débarquer sur la lune.


Félicitation à Jean Tirole et merci pour cette aide majeure à démasquer les impostures...et les imposteurs.

*La définition portée par Wikipédia est finalement assez limpide :

Une situation d'oligopole se rencontre lorsqu'il y a sur un marché, un nombre très faible d'offreurs (vendeurs) et un nombre important de demandeurs (clients). On parle aussi de situation de marché oligopolistique.

Il s'agit d'une situation de marché imparfait : dans le cadre de la concurrence pure et parfaite, le profit de chaque producteur dépend de l'attitude des autres offreurs, alors que dans le cas d'un oligopole les offreurs sont indépendants, car la demande est plus forte que l'offre, ce qui assure à une entreprise la vente de ses produits, quel que soit le prix ou la qualité.

Lorsque les rendements sont constants ou croissants, les producteurs sont naturellement incités à grossir afin de réaliser des économies d'échelle, ce qui tend à la concentration, et l'équilibre d'un tel système est une situation de monopole où il ne reste plus qu'un producteur. Néanmoins, dans le but de protéger le consommateur des abus, les institutions politiques s'opposent à la constitution de monopoles. Ces marchés tendent alors désormais naturellement vers un équilibre oligopolistique.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #Economie, #politique, #monopoles, #oloigopole, #P"c"F

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