"Socialiste" (ismes) derrière le générique, les différences

Publié le 13 Octobre 2014

 

 

Là encore,

ce vieil Albert

avait raison :

E=MC2

 

Le problème,

ce n'est pas l'étiquette

du paquet

mais son contenu 

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Comme on le voit ci dessus, entre la France et son président se disant socialiste et la Bolivie où est mis en oeuvre un authentique programme socialiste il y a comme qui dirait un sacré écart.

Un écart que fait qu'en Bolivie  son président est réélu au premier tour avec plus de 61% des voix, quand ici Blummollet est sûr, au vu du bilan, d'être éliminé dès le 1er tour avec plus de 61% des voix pour le mettre dehors.

Comme nous le voyons, la différence ne se fait pas sur l'intitulé mais sur le contenu des politiques mise en oeuvre.

Pour savoir qui est dans le vrai, se rappeler que le mot socialiste s'est forgé par l'action conjuguée de luttes sociales et de la pensée de grands intellectuels progressistes pour s'oposer aux nantis, à ceux qui ne vivent que l'exploitation du travail des autres pour capter la richesse produite par l'immensité de l'Humanité.

En France les nantis et exploiteurs tressent des louanges à son actuel président et sa politique. En Bolivie il est l'objet de toutes les attaques par les mêmes.

Le PS en France est membre de la même internationale socialiste que le PSB brésilien qui appelle à voter pour le "représentant des marchés" et du FMI (le Figaro dixit) contre la candidate du parti des travailleurs.

Avec le Bresil et le Vénézuela la Bolivie agit contre le FMI qui tente d'imposer sa férule sur l'amérique du sud.

Voila, le cadre est posé.

Conclusion que pourrait tirer un enfant dès qu'il sait lire, au regard du tableau comparatif, quand on est socialiste façon Hollando-PS on est tout sauf socialiste, quand on est socialiste façon Evo Moralès on est tout à fait socialiste.

Toute la duplicité idéologique ici est de présenter la Bolivie comme un pays sous tyrannie et la France comme une démocratie. C'est vrai qu'en France dans les conseils d'administration, c'est un siège = une voix, mais QUE dans les conseils d'administration qui sont privilégiés pour décider des orientations économiques et sociales. Alors qu'en Bolivie c'est dans les conseils de travailleurs et de quartiers qu'une femme ou un homme = une voix et les conseils d'aministration non seulement ne décident pas des orientations économiques et sociales mais voient leur place se réduire à mesure que le peuple s'empare des leviers de commande.

Là se construit la différence 

 

Au fait, comme cela en passant, en restant en Amérique latine et du Sud.

Il y a juste avant l'été une tentative de putsh contre le pouvoir vénézuelien fait six morts parmi les nervis alimentés par les USA. La presse ici : "Tentative totalitaire à Caracas" et se fabriquait un héro qui se révelèra être un outil des putschistes. La semaine dernière un jeune député socialiste (pas à la mode PS plutôt façon Moralès) a été assasiné avec sa compagne alors qu'il alait démontrer au parlement les roauges de la tentative du coup de force précédent. Cela n'a pas soulevé nos média d'indignation.  

La semaine dernière des dizaines d'étudiant (futurs professeurs) sont massacrés par une alliance de politiciens mafieux, de policiers fascistes et de dirigeants des cartels de la drogue qui forment le mélange fangeux du pouvoir mexicain.

La presse ici est pour le moins de la plus extrême discretion. Cela ne fera pas 5 secondes sur TF ni sur France2, quant à LCI et BFM, elles pipolisent quand leur rédaction ne privilégient pas de cogner pas sur les syndicalistes. 

Il est vrai que ancien et nouveau mandat présidentiel d'ici, tous confondus, certains d'entre ces criminels avait leurs couverts dans les réceptions officielles lors des visites d'états et que le PRI au pouvoir au Mexique est aussi membre de l'Internationale Socialiste, comme l'était Ben Ali en Tunisie et combien d'autres sous toutes les latitudes.

Ceci doit certainement expliquer cela.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #socialisme, #socialiste, #lutte de classe, #politique

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