SNCM les tueurs

Publié le 8 Octobre 2014

et les commanditaires

SNCM les tueurs

Avant d'écrire ce papier, Canaille le Rouge est allé jeter un œil pour voir si l'annonce de la mise au chômage d'environ 800 salariés à statut et garantie collective pour offrir à une structure para-mafieuse déréglementé appelée Corsica ferry le monopole privé des liaisons Corse Continent conduirait le porte-parole du P"c"F à parler de massacre social comme il l'a fait des 90 cireurs de pompes de LCI

À y bien regarder, non.

 

Un plan, nommé « Poséidon », a été présenté par le nouveau président du directoire de la compagnie. Celui-ci, nommé le 28 mai sous la pression des actionnaires de la SNCM, notamment Transdev (66 % du capital) et l’Etat français (25 %), préconise de supprimer 400 à 500 postes de navigants, 240 à 280 postes de sédentaires, ainsi que 100 CDD réguliers recrutés chaque année lors de la haute saison.
 

Transdev c'est 50% de Véolia, 50% de la Caisse des Dépots*La CDC est une institution financière publique de la France créée en 1816. Placée sous le contrôle direct d'une commission de surveillance rendant compte au Parlement.

 

Ce n'est donc pas qu'une lubie d'actionnaire mais bien un choix politique du pouvoir.

 

L'Etat possède donc de fait 33%+25%= 58% du capital de la Société qui est une société nationale. Il faut le clamer haut et fort, c'est donc bien le pouvoir qui liquide la SNCM.


Rappelons qu'avec ce plan de liquidation, c'est la moitié de l'effectif qui est promis au chômage, la quasi-disparition du pavillon maritime civil français de la façade méditerranéenne et l'incitation à l'évasion fiscale au travers de la place laissée à Corsica Ferry et ses acolytes), cette une mutilation économique sociale qui est portée par le pouvoir qui veut finir ce que les précédents avaient engagé.


C'est d'autant plus clair qu'au même moment, la même CDC participe à la confection d'un curieux pâté d'alouette sur l'autre façade maritime du pays au travers des transports terrestre là :

Pas de sou pour la SNCM, opérateur contre la SNCF et la RATP, on retrouve la CDC dans le montage financier de la construction de la ligne nouvelle TGV Aquitaine, la CDC assure ou garantit plus de 70% du capital d'une opération dont Vinci (qui n'apporte que 10% en fonds propres sur près de 8 milliards d'€) va assurer la construction et est rémunéré pour cela, assurera l'exploitation (contre la SNCF qui aura le droit contre redevance de faire rouler ses trains) Vinci qui exploite aussi le réseau autoroutier et est de connivence avec les CCI qui exploitent les ports autonomes de l'atlantique. C'est ce même groupe qui vient en 2013 de s'approprier la totalité des installations aéroportuaire du Portugal. Il ne peut mener ce genre d'opération que parce que sa mise de fond est l'alouette où le cheval du pâté est apporté par des structures financières comme la CDC et ses filiales qui assurent le financement alors que Vinci encaisse.

Il s'agit donc bien d'un choix délibéré d'aide à la liquidation d'une entreprise, la SNCM, dont la défense par ses salariés et la population avait contré la privatisation totale et concomitamment de la mobilisation de l'argent public (CDC pour financer le monopole privé Vinci de dessertes tous modes confondus du quart sud-ouest de la France.

On comprend que malgré l'interpellation des frondeurs par le responsable CGT de la SNCM Emmanuelli le Landais soit resté d'une extrême discrétion sur le rôle de la CDC dans cette opération.

* « La Caisse des dépôts et consignations et ses filiales constituent un groupe public au service de l'intérêt général et du développement économique du pays. Ce groupe remplit des missions d'intérêt général en appui des politiques publiques conduites par l'État et les collectivités territoriales et peut exercer des activités concurrentielles. La Caisse des dépôts et consignations est un investisseur de long terme et contribue, dans le respect de ses intérêts patrimoniaux, au développement des entreprises. Elle est placée, de la manière la plus spéciale, sous la surveillance et la garantie de l'autorité législative. Elle est organisée par décret en Conseil d'État, pris sur la proposition de la commission de surveillance. »

— Code monétaire et financier, art. L. 518-2

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Elle est soumise au contrôle de la Cour des comptes.

Tout comme la Banque de France, c'est une personne morale de droit public sui generis.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #économie, #social, #Service public, #SNCM, #politioque

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Roland JAUBERT 10/10/2014 13:08

Je partage tout à fait le sabordage de la SNCM est un réel SCANDALE d'état.
D'abord le groupe Véolia puis sa filiale Transdev on tout fait pour vider la SNCM de sa substance économique dans le seul but de déposer le bilan après l'avoir dépouillé.
Ceci avec la complicité de l'état français....quelle trahison Nationale.
Surtout après les promesses de soutient de cet état, qui n'a rien de respectable.
Si c'est ça le socialisme il faut que je révise ma position politique car ces valeurs ne sont pas les miennes.