Que la fête commence

Publié le 15 Octobre 2014

 

Elle est déjà bien entamée

Que la fête commence

Il serait bon que pour introduire aux débats sur la crise et son issue les forces politiques décidées réellement à transformer la société (telle celle de Diogène, la lanterne de La Canaille n'éclaire que peu de chose dans la caverne) renouent avec une pratique démocratique qui sera reprise dans les "ciné-clubs" : la projection liminaire suivie d'un débat à partir du film.

Le film de Bertrand Tavernier, outre sa qualité cinématographique et la kyrielle de talents qui le servent, peut sans difficulté jouer ce rôle.

Il s'agit certes de monarchie, mais cour, apparat, alcôves, vie hors sols des détenteurs du pouvoir,
mépris et suffisance qui s'affichent, colère qui monte, c'est fou comme le Versailles flamboyant d'hier ressemble à Élysée d'aujourd'hui.

Si Canaille le Rouge vous laisse le soin de jouer au petit jeu du "Qui d'hier est Qui d'aujourd'hui", reconnaissez que Pontcallec-Marielle en réactionnaireFaux nez rouges du moment, la cour des arrivistes et jouisseurs réunis autour de la noblesse d'église et de robe qui singe nos institutions font un écrin au régent qui rappelle l'indécente fiesta des Zofficiels autour d'un DSK blanchi par sa caste la veille de ses comparutions.

Que Philippe Noiret, de là où il est, veuille bien pardonner à Canaille le Rouge de l'avoir rapproché de l'ex patron du FMI.

L'œil acéré de Tavernier pour peindre la déchéance d'un régime.

La crise des institutions en 2014 est-elle si éloignée de la vision de cour ?

Seul manque dans le film, pas d'équivalent BHL ou de succédané de Zemmour c'est dire la profondeur de la crise morale en 2014 comparée à 1720 mais, avec Messmer les charlatans ne sont malgré tout pas hors champs.

Retourner voir ce film. Emmener avec vous ceux qui trop jeunes de l'auront pas encore vu.

Si vous avez pris goût à la méthode, prévoyez donc une prochaine séance et programmez-y 1788 de Maurice Faillevic.

Cela devrait aider à réfléchir à l'alternative en évitant de retomber dans les impasses.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #histoire, #culture, #cinéma, #politique, #lutte de classe

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