Pour Macron, le transport en France,

Publié le 18 Octobre 2014

 c'est le car

avant

ses rails

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

M on tr eu i l , l e 16 o c tobr e 2014 à 14 h eur e s 
 

 

Pour Macron, le transport en France,

PROJET DE LOI "RELANCE DE L’ÉCONOMIE"

 

Non content de remettre 
en cause le Code du 
travail en reprenant les 
revendications phares du 
MEDEF, le futur projet de 
loi du gouvernement pour 
soi-disant « relancer 
l’économie », s’en prend 
maintenant à un pilier 
fondamental de notre 
modèle social : le service 
public des transports.


BUSINESS 
CONTRE SERVICE PUBLIC !
Le ministre de l’économie amplifie la mise en concurrence directe du rail avec 
la route, via le développement de « l’offre de services de transport par 
autocar » voulue complètement libre sur tout le territoire. On voit ainsi le 
choix fait de délaisser le service public ferroviaire pour favoriser l’installation 
de compagnies de bus low-cost privées parmi lesquelles on retrouve la 
propre filiale de la SNCF : Id-bus. 
Le ministre de l’économie envisage de développer une offre routière privée à 
coût réduit pour les plus modestes, dont les jeunes. L’accès au train étant, 
selon lui, réservé aux plus aisés. Le ministre se dévoile complètement 
lorsqu’il annonce à l’occasion de sa présentation devant la presse : « Les 
pauvres qui ne peuvent pas voyager pourront voyager plus facilement ».
Cette stratégie va conduire au développement du mode routier pour le 
transport de voyageurs en territoire afin de pallier au désengagement de 
l’Etat concernant le système ferroviaire. 
Pour la Fédération CGT des cheminots, cette nouvelle annonce va dans le 
prolongement de la loi du 04 août 2014 portant réforme du système
ferroviaire, qui non financée, va provoquer la fermeture de lignes SNCF 
(lignes régionales, trains d’équilibre du territoire et de marchandises), de 
gares, de guichets jugés non rentables.
Cette stratégie du bas coût va entraîner une dégradation sans précédent des 
conditions sociales, de vie et de travail des salariés des transports, ainsi 
qu’un abaissement des conditions de transport liées au confort, à
l’allongement des temps de parcours et à la sécurité routière avec les 
risques que comporte ce type de transport sur de longues distances (fatigue, 
accidents de la route…).
La Fédération CGT des cheminots dénonce fermement la 
trajectoire ultralibérale prise par le gouvernement concernant le 
service public des transports, qui n’a pour objecti f que de 
satis faire l’appé tit financier de la commission Européenne , de 
me ttre en concurrence les di f férents modes de transports en 
tentant d’opposer les citoyens entre eux . 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #service public, #transport, #sncf, #économie, #politique, #social

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Wallywallou 19/10/2014 01:10

Même Macron, qui chantait en choeur : pas d'autoroute gratuites le week end ... Les potes de Vinci et autres ne verraient pas ça d'un bon oeil.
Ca s'arrose à coup de champagne tout ça quand même !

Wallywallou 19/10/2014 01:08

Au delà de réforme du système ferroviaire, Macron ne prend aucun risque et, pour citer ses mots, le car coûte moins cher que le train.
Mais pour qui ? Car au final, dans le cadre de la Réforme Territoriale, où l'Etat se désengagera un peu plus, ce sont bien les collectivités qui paieront l'entretien des routes empruntées par les cars. Et les usagers, double contributeurs du transport (de par leur billet, mais également par leurs impôts), paieront la double facture : augmentation du budget sur la route et allongement (infiniment plus important que ce que l'on croit) du temps de trajet. Exemple bête : Argentan Granville par le rail c'est 1 heure, par la route c'est au mieux 2h30 en direct, donc en s'arrêtant dans les villes (avec les feux, les ronds points, les aléas) ... Bon courage !
Le plus marrant dans tout ça, c'est que c'est la SNCF elle-même et VEOLIA qui se partageront le gâteau national !
Et les deux compagnies financeront leur buisness sur le fond public, public dont les conditions de transport ne se dégraderont pas, mais elles reculeront d'un siècle et demi !