Grenade, molesquine et épis de maïs

Publié le 29 Octobre 2014

Des non dits,

des silences,

et toujours pas d'appel à manifester.

 

Grenade, molesquine et épis de maïs

1.5 millions de M3.

l'équivalent de 6000 (six mille) piscines olympiques pour satisfaire des producteurs de Maïs pour qui il devient trop cher de continuer de piller des nappes phréatiques, cela pour une culture qui sert en priorité à alimenter la filières d'élevage intensif.

Pour ne pas être d'accord avec ces choix, un homme est mort.

Tué par la gendarmerie, dans le dos.

A quand un jumelage Sivens Ouvéa ?

Et sur les réseaux sociaux s'installe un débat calamiteux parmi les afficionados du P"c"F : le communiqué "fadasse" (àcoup sûr tellement incipide qu'il relève de la honte) a-t-il été écrit "avant ou après que le rapport d'autopsie soit rendu public?".

Comme si cela changeait la nature des faits.

C'est le même gouvernement qui via le parquet annonce faire appel de relaxe d'Alain Pojolat coupable d'être le représenant des organisateurs d'une manif que le pouvoir de façon discretionaire interdit et qui moins d'une semaine plus tard lâche les gendarmes usant de munitions de guerre qui vont tuer un étudiant en écologie de 21 ans. Cela pour protéger les intérets de gros agrariens et préserver le clientelisme de la majorité toutes tendances confondues du CG du Tarn.

Et des gugusses pérorent pour savoir si le non communiqué du parti non communiste est arrivé avant de savoir si Remi Fraisse avait été assassiné par une grenade de gendarmerie ou un tir de flash ball mal ajusté.

En 62, Ils auraient demandé si Papon avait bien fait les sommations d'usage avant de permettre à ses brigades de lancer les grilles d'arbre sur Anne-Claude Godeau, Daniel Ferry et leurs camarades ?

Voila ou même la gestioncratie électoraliste des caciques avec leur trente ans ou plus de mandat, une gamme complète de voitures de fonction commencées avec la R-16 ou 25 jusqu'à la dernière d'aujourd'hui entre "Laguna" et "Latitude", cinq fois le velours ou la molesquine de leur fauteuil changés. Le souvenir qu'au début ils se sont battus (et même parfois bien ; comme souvent dans chaque Napolépon, il y a eu un Bonaparte)  pour être élus.

Maintenant, toujours là, ils ont appris à gérer, hors sol.  

Un jeune gars de 21 ans a été assassiné avec l'autorisation du gouvernement et la raison d'Etat cherche à désamorcer la colère.

Qu'elle s'exprime, la démocratie en a besoin.

 

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #colère, #répression, #politique, #lutte de classe

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