écotaxes

Publié le 10 Octobre 2014

la spirale

de

l’escroquerie.

écotaxes

 

La question est-elle celle des portiques ou bien celle des choix modaux à faire pour sécuriser, fiabiliser le transport et faire des économies industrielles et sociales avec l'éruption supplémentaire de l'exigence environnementale et de son mode de financement ?


Il n'est pas inutile de rappeler ici que la montée en force du trafic routier source de nuisances que maintenant personne ne peut nier n'est pas une fatalité qui nous tombe sur le coin de la figure mais bien le fruit de choix. Tout comme l'est l'organisation autour de pôles, zones et autres d'habitats, d'activités, etc. permettant au capital de maximaliser les conditions de sa rentabilité au mépris des populations. Ces organisations de l'espace et du temps pilotées par la réponses aux volontées patronales créent des exigences d'infrastructures de transports supportées exclusivement par la fiscalité des collectivités.

 

Elles se sont aussi restructurées autour de la braderie des réseaux en sites propres et la volonté affirmé de démanteler leurs infrastructures pour s'assurer du caractère irréversible de ces choix.


Première historiquement touchée, la batellerie (et son réseau réorienté sur le tout-tourisme dans le cadre dès la fin des années 70 de la France " bronze-cul " de l'Europe avec un entretien au rabais des voies navigables) pour éliminer la partie artisanale et établir des grands groupes en situation de quasi monopole, liés aux armateurs et gros chargeurs, avec une éventuelle immatriculation au Luxembourg pour des raisons fiscales et d'évasion des profits.


Puis rapidement s'est enchaîné la casse du transport des marchandises et messageries de la SNCF pour permettre une recomposition des circuits de trafic non évadés vers le tout routier déréglementé autour des nouveaux entrant ferroviaires liés aux CCI, aux grands groupes d'intégrators-armateurs mondiaux comme le danois Maersk, la suisse MSC etc..simultannement à la fermeture des gares SNCF, figeage et abandons des triages concomitament à celui du wagon isolé.


Dans le même temps, l'argent public a été investit à foison pour organiser le réseaux routiers et ainsi mettre à disposition du capital les infrastructures déréglementées fiscalement, socialement pour répondre à ses besoins de dessertes (accès aux marchés) de production (avec les flux tendus qui jonche les bords de routes de cadavres de conducteurs de poids lourds et d'usagers des routes et autoroutes).


Les "écotaxes" dont le coût au final aurait été supporté par le consommateur (massivement les salariés, chômeurs, retraités, de toutes catégories) a été le moyen de drainer vers le capital privé (via les Partenariats Public-Privé) l'équipement des péages qui idéologiquement servent à donner l'illusion d'une réponse à un problème créé de toute pièce par les choix du capital et des politiques qui les mettent en musique.


De plus faire relever d'une entité privée la collecte d'une taxe publique est contraire au fondement de la morale et la pratique républicaine. Son coût (plus de 20 % des recettes est assimilable à celui d'un racket consciemment pensé par ses promoteurs et en soit justifie non seulement son abandon mais l'adoption (qui n'aura pas lieu) d'un rectificatif (constitutionnellement possible) à la loi pour ne pas assumer les charges décidées par les gouvernements antérieurs.


Que le gouvernement stoppe la pompe à fric des portiques " écotaxe " ne fera pas hurler La Canaille tant le système était de fait ce racket rapidement extensible aux particuliers pour réactiver l'octrois sur le réseau public.

 

Pour autant n'en rester là comme le décide le gouvernement est le refus attendu après la " réforme " du ferroviaire de chercher de près ou de loin à s'en prendre aux lobbyes patronnaux et de répondre une fois de plus aux exigences du capital en transferant les activités du rail sous garanties statutaires vers du travail déréglementé, as-socialisé contre ses salariés, participant ainsi à la " baisse du coût du travail ", credo ses sarkocialistes au pouvoir.


Qu'il faille que le transport soit payé à son juste coût est une nécessité que porte depuis des dizaines d'années les salariés du transport. C'est un des pivots de l'activité de l'Union interfédérale des transports de la CGT.
Le refus du gouvernement de s'y attaquer montre bien qu'il s'agit d'une aide politique au dumping social exigé par les directives européennes et déclinées avec zèle ici par les gouvernements successifs et TOUS leurs ministres des transports.


Si on veut rééquilibrer les parts modales, faire la vérité sur les coûts pour faire payer les infrastructures par ceux qui en usent, pourquoi ne pas réinstaurer une taxe de type taxe à l'essieu qui imposait à l'utilisateur des infrastructures d'abonder les budgets publics au prorata de l'usage et l'usure de ces infrastructures ?


Pourquoi si ce n'est pour baisser le côut social du transport refuser d'appliquer aux transports routiers les mêmes normes sociales de sécurités qu'aux autres modes : durée du travail, organisation du travail, controle de la régularité des critères des donneurs d'ordre, tarifications, réglementation de la sous traitance, paiement des suggestions hors grille indiciaire , contribution aux charge d'infrastructures que supporte le ferroviaire et la batellerie ?


Autant de questions qui ne peuvent trouver d'issue durable et efficace qu'en s'inscrivant en rupture avec l'UE et ceux qui en alternance portent ses choix.


 


 

 

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #économie, #politique, #social, #écotaxes, #transports

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