Ecotaxes, suite

Publié le 11 Octobre 2014

le communiqué de la CGT

Ecotaxes, suite

Si Canaille le Rouge partage le titre et une partie du contenu du communiqué, il trouve que la position confédérale a sensiblement évolué, et d'une façon qui ne clarifie pas les enjeux. (voir à ce propos hier : canaille-le-rouge écotaxes escroqueries.

Le scandale n'est pas que la suppression de l'écotaxe conduisent à 800 millions de gâchis. C'est que ce gâchis ait été réalisée par choix politiques et que le gouvernement (cela alors rejoint le titre du communiqué) se refuse à toute mesure qui s'en prendrait au capital pour faire cesser ce trouble d'ordre public que révèle ce pillage et ne met pas à l'ordre du jour des mesures énergiques de modification d'usage des d'infrastructures pour s'en prendre au "tout routier" et son patronat, à la sous traitance meurtrière pour modifier les parts modales et re réglementer une activité industrielle structurant la souveraineté nationale.

Le gouvernement annonce à tord ou à raison (débat hors écotaxe que La Canaille a déjà abordée par ailleurs) vouloir s'affranchir du parc énergétique nucléaire. Mais sur un secteur environnemental aussi important, la capitulation devant les chargeurs et les transporteurs est totale et n'est pas contestée sauf faux semblant hors mesures à la hauteur indispensables.

Une question qui en terme d'emplois, leur définitions et garanties sociales est du ressort de l'activité syndicale et exige d'éliminer compromission ou consensus.

Cette déclaration n'y contribue pas.

Ecotaxe

Nouveau recul gouvernemental devant les patrons !

vendredi 10 octobre 2014

C’est par voie de presse que ce gouvernement qui érige le dialogue social en étendard nous informe : l’écotaxe, c’est fini ! fermez le ban ! Après les reports et les atermoiements, c’est donc l’enterrement de première classe pour la « mesure phare » du Grenelle de l’environnement.

Sur ce dossier, comme sur d’autres, il aura suffi que le patronat demande pour que le patronat obtienne. Le gouvernement de Manuel VALLS est décidemment aussi docile avec les ami(e)s de Pierre GATTAZ qu’il est dur et brutal avec les salarié(e)s, privé(e)s d’emploi et retraité(e)s.

Au-delà de cela, c’est un épouvantable gâchis financier puisque les contribuables, nonobstant les sommes colossales déjà engagées, devront payer 260 millions d’euros par an pendant onze années ou 800 millions d’euros en une seule fois.

Un formidable gâchis humain aussi à venir pour les centaines de salariés d’Ecomouv embauchés pour la circonstance.

Un formidable gâchis politique enfin et une capitulation pure et simple sur le principe pollueur/payeur pourtant admis de toutes parts.

Cela renforce notre conviction de l’urgence de l’intervention des salarié(e)s de notre pays sur le terrain social.

Le 16 octobre en sera une nouvelle étape.

Montreuil, le 10 octobre 2014

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #transports, #cgt, #social, #environement, #luttes, #économie

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