Ebola, qui fait quoi ?

Publié le 18 Octobre 2014

Quel révélateur

des choix

de société

pas de niche de profits sans présence mercantile : la peluche Ebola. Le marché de la mort se porte bien. A quand une panoplie de Taliban ou une caisse à outil "comme à Mossoul "?

pas de niche de profits sans présence mercantile : la peluche Ebola. Le marché de la mort se porte bien. A quand une panoplie de Taliban ou une caisse à outil "comme à Mossoul "?

D'abord, ne pas bouder son plaisir malgré des tournures du Monde qui devant reconnaitre les faits use d'un style datant de la guerre froide mais avant de passer à l'article, les USA aussi font des efforts, la preuve :

un article de Libé :

Si le virus Ebola inquiète les autorités du monde entier, il fait aussi quelques heureux : une entreprise américaine vendant des peluches éducatives en forme de microbe n’arrive plus à répondre à la demande pour ses modèles Ebola. «En rupture de stock», pouvait-on lire vendredi sur le site internet de la compagnie Giant microbes Inc, basée dans le Connecticut (nord-est), en face des modèles «Virus Ebola» à 9,95 dollars, «Virus Ebola, poupée géante» à 29,95 dollars et «éprouvette Ebola» à 14,95 dollars...

 

Sachant que la France n'est pas en retard et dispose aussi de cet objet pour le moins douteux, les deux articles aidant a construire une échelle de valeur.

 

En septembre alors que les USA déplayait 3000 soldats pour une aide logistique, le Monde titrait quand partaient les 165 premier personnels soignants : 

Ebola: Cuba envoie une armée de blouses blanches en sierra Leone.

L'article du Monde de fin octobre relativise un peu :

 

"En dépit de ses difficultés économiques et de ses maigres moyens, Cuba s'est projeté à l'avant-garde de la lutte contre le virus Ebola en dépêchant un important contingent de personnel soignant en Afrique de l'Ouest au moment où les grandes nations laissent généralement la main aux humanitaires.

Perpétuant sa tradition médicale internationaliste, un contingent de 165 médecins et personnels de santé cubains est parti début octobre vers la Sierra Leone, alors que 296 autres personnels sont attendus prochainement au Liberia et en Guinée voisins. Les effectifs médicaux cubains constituent le plus grand contingent dépêché par un Etat pour combattre Ebola.

 

Cette initiative est largement saluée par l'ONU, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et plusieurs associations humanitaires, alors que les grandes nations se contentent actuellement de contributions financières et de mesures de protection frontalières. Sur le terrain, ils laissent les humanitaires et agences onusiennes tenter de jugulerl'épidémie, à l'exception notable des Etats-Unis qui ont dépêché sur place une aide militaire d'envergure (4 000 soldats prévus).

Rompant avec l'habituel ton peu amène envers Cuba, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a lui-même adressé vendredi des remerciements à Cuba pour son aide dans la lutte internationale contre le virus.

Selon le dernier bilan de l'OMS, la fièvre hémorragique a fait 4 555 morts sur 9 216 cas enregistrés dans sept pays (Liberia, Sierra Leone, Guinée, NigeriaSénégalEspagne et Etats-Unis), et l'organisation onusienne craint une envolée du nombre de contaminations.

 

« La tâche de ceux qui partent combattre Ebola pour la survie d'autres êtres humains est difficile, au péril même de leur propre vie », dramatisait le 4 octobre l'ex-président Fidel Castro dans la presse locale. Depuis 1960, date à laquelle Cuba avait envoyé pour la première fois un contingent de médecins après un tremblement de terre au Chili, le régime communiste des frères Fidel et Raul Castro a dépêché pas moins de 135 000 effectifs médicaux à travers le monde.

Aujourd'hui encore, quelque 50 000 médecins et personnels de santé effectuent des « missions » dans 66 pays d'Amérique latine, d'Afrique et d'Asie, selon le ministère cubain de la Santé. Depuis la chute du bloc soviétique, l'aide dans le secteur de la santé a été l'une des clés de voûte de la diplomatie cubaine, visant généralement les pays en développement et ses partenaires privilégiés. A partir de 2004, Cuba a commencé àfacturer ses services aux pays récepteurs, procurant à l'île communiste une de ses principales sources de revenus.

L'Amérique latine, pour l'heure épargnée par l'épidémie, pourrait ne pas l'être très longtemps, alors que l'OMS craint un décuplement des nouveaux cas d'ici la fin de l'année. Des cas suspects ont été enregistrés au Brésil et au Chili.

Ebola, qui fait quoi ?

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #internationalisme, #politique, #santé publique, #capitalisme

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