Une vieille pratique réactionnaire

Publié le 16 Septembre 2014

au nom

du combat contre "l'extrémisme",

"on"

s'attaque

aux libertés

Une vieille pratique réactionnaire

Ce  n'est pas nouveau : c'est au nom du combat contre l'extrémimisme que le francisquain de Vichy Mitterrand faisait guillotiner le communiste Yveton, que le collabo Papon faisait massacrer les communistes à Charonne?

En cela Valls et son roquet des saussaies manquent d'imagination.

Ce qui est nouveau c'est que la levée de bouclier est pour le moins timide.

Aujourd'hui, à part le Monde qui dans un édito déclare ceci :

Mais faut-il, une fois encore, faire reculer les libertés pour lutter contre le terrorisme ? N’est-ce pas déjà une petite victoire du terrorisme ?

Le projet de loi antiterroriste que le Parlement examinait, lundi 15 septembre, constitue un nouveau pas alarmant, tant il est prouvé que les mesures d’urgence et les entorses au droit commun finissent par contaminer le droit pénal dans son ensemble.

 

C'est calme plat. Sauf erreur ou omission, rien dans l'Huma.fr, idem pour Libé, le Figaro mal remis de la fin 1943 reste muet. 

 

Donc le roquet des sausaies d'un mouvement de menton à faire pâlir Le Drian nous annonce qu'au nom du combat contre les recrutements djiadistes, le gouvernement va créer un délit de création d'entreprise terroriste.

 

Sont-il répréhensibles parcequ'ils ne cotisent ni au MEDEF ou à la CGPME ou parce qu'écoutant les injonctions de la France sous Sarkozy puis Hollande quelques fous d'un dieu tel qu'ils le conçoivent vont aller sous des formes terroristes qui maintenant déplaisent continuer le travail qui leur avaient été inspiré et financé par ces mêmes qui maintenant les dénoncent les employaient et armaient il y a encore quelques mois ?

 

Remarquez, il y a une cohérence : pour quelques centaines de provocateurs plus ou moins infiltrés par certains services accrobatiques de l'Intéreur, on interdit les manifestations de masse de soutien à Gaza, laisse impunment agir la LDJ et traine devant les tribunaux celui qui avait mandat des organisateurs de la manifestation pour en négocier le bon déroulement (le procès du roquet et du maquigon de Matignon contre Alain Pojolat, est annoncé pour le 22 octobre-date symbolique s'il en est).

 

Le texte liberticide porté par le pouvoir (Canaille le Rouge posait la question si Valls irait dans les pas de Sérol*, nous avons la réponse) est du jamais-vu même sous la droite depuis les décrets de 38 de Daladier :
il permet des interpellations à titre préventif, et non plus seulement sur un début d'exécution. 

Le syndicat de la magistrature dénonce d'entrée : "le projet entend confier à l'autorité administrative la possibilité d'interdire à un Français le droit de quitter le territoire avant même d'être entendu, il le sera en présence d'un « avocat alibi »", selon la formule du SM, avocat qui n'aura pas même le droit de connaitre le contenu du dossier rassemblé par les services spéciaux enquêteurs.

 

 

Le Monde (désolé, mais La canaille n'a que cela sous la main pour commenter mais nous ne risquons pas la subversion)  s'élève -à juste titre- de voir que

"les mesures dérogatoires accordées à la lutte antiterroriste contaminent une fois encore le droit commun : les articles 10 et 15 du texte ne concernent pas le terrorisme, ils visent à étendre les pouvoirs d’enquête à la criminalité organisée ; à se passer de l’autorisation d’un juge pour déchiffrer des données ou permettre certaines perquisitions informatiques ; à prolonger la durée de conservation des écoutes administratives, etc."

 

Le journal entame son article avec ce qui servira de conclusion à Canaille le Rouge :

Le meilleur exemple est celui de la NSA américaine, qui, pour isoler des terroristes, finit par espionner toute la population. LaFrance s’engage, à petits pas, dans la même direction. Elle renforce son arsenal de lois d’exception, à l’efficacité discutable : est-ce faute de lois répressives que le pays a engendré un Mohamed Merah ou un Mehdi Nemmouche ?

Ce serait bien que chacun alarme rapidement autour de lui pour contrer ce projet liberticide et éclaire sur la nature totalitaire des principes gouvernementaux.

* Pour rappel :

1) Sérol ministre socialiste munichois (du nom des accord de Munich le 30 sept 38) de l'intérieur promulga des décrets prévoyant la peine de mort pour les communistes et assimilés qui défendraient le pacte de non agression germano soviétique d'aout 39

2) dans un document publié à la fin du mois de mai 2013, le géant des banques d’investissement américain JPMorgan Chase réclamait l’abrogation des constitutions démocratiques bourgeoises établies après la Seconde Guerre mondiale dans une série de pays européens et la mise en place de régimes autoritaires.

http://blogs.mediapart.fr/blog/koszayr/200613/jp-morgan-prescrit-la-dictature-en-europe

Nous y sommes, et nous savons clairement de qui s'inspire et à quoi sert le gouvernement de la France. 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #liberticide, #politique, #atteinte aux libertés, #gouvernement

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