Travail salarié, Capital, Salaires.... A propos d'un "aussi"

Publié le 2 Septembre 2014

D'où vient

le

profit?

Travail salarié, Capital, Salaires.... A propos d'un "aussi"

Un mot dans la déclaration de la CGT mise en ligne par La Canaille fait débat et juste titre :  " L'entreprise, c'est aussi nous! " (c'est ici=> CGT-quand-la-colere-peut-etre-bonne-conseillere.html)


Ce "aussi", même si les mots qui précédent aident à y voir clair à tendance à réduire le collectif de la production -c'est à dire nous, salariés, retraités, chômeurs- à une part comme les autres de l'entreprise voire à une portion congrue.

L'entreprise, C'EST D'ABORD nous. 

Sans nous, pas de murs, pas de machines, pas de gestion, pas de logistique. 

Sans nous, pas de production. 

La preuve ? La grève.

 

 

Qu'apporte le patron à part la capitalisation de l'exploitation précédente et la part des salaires déposés en banques et prêtrée plus facilement aux exploiteurs pour exploiter qu'aux exploités qui peuvent en avoir besoin ? 

 

Clarifier cette question du "qui produit les richesses" (ceux qui n'ont pas mis au rencard leurs repères de classe ne seront pas troublés) n'est pas seulement un point à la marge du débat mais une des principales questions qui conditionnent l'issue.

 

C'est celle qui permet de construire le rapport de force et les termes du rassemblement.

 

Donc, nous sommes depuis une avancée d'idées positives devant une nouvelle étape qui du point de vue de la Canaille aurait pu être évité:

 

En reprenant le début de la déclaration confédérale, comme on dit en mathématiques, la question est transitive et réciproque :  

 

"Mais, comment est-il possible d'en arriver-là  ? C'est la question que nombre de salariés sont en droit de se poser  !"   

 

Si un pouvoir dit de "gôache"peut se permettre ce genre "d'écart", ceux qui n'ont pas resserré les boulons, ni appelé à combattre et au nom de quels choix,  n'ont-ils pas leur part de responsabilités?

 

Si nous tirons cette palangre, que touverons-nous sur les hameçons?

 

L'UE, la CES, la CIS, certes, mais pas que. Ce sont aussi les question des affrontements dans la CGT à chaque fois dépassée par l'expérience des luttes : 36, 44, 47, 53, 68 etc.

 

Mais aussi parfois le retour des idées dominantes comme pour l'entrée des opérateurs privés sur le TER, la CGT doit clarifier les choix du CESE. De même sur l'accompagnement des concepts de pôles publics plutôt que les nationalisations de plein droit.

 

La Canaille assume sa part de responsabilité pour avoir participé à lester la ligne avec le plomb de 1972  appelé programme commun et ses suites au moins jusqu'en 1984.

 

Maintenant,  urgence de larguer la palangre et de prendre un cap de lutte.

 

Ce texte de la CGT permet de ventiler la maison, c'est un des ses interêts.

 

Mais pas le seul puisqu'il montre aussi combien le gouvernement s'est rangé en ordre de bataille dans le camp de l'adversaire. Que la CGT appelle sans atermoiement ni circonlocution à le combattre est LA bonne nouvelle de la semaine.

 

C'est aussi le signe que sont enfin bien ciblés ceux qui piaffent sur les bords des cortèges pour capter les voix et ensuite travaillent à faire monter les pourcentages du f-haine par la désaffection des isoloirs qu'ils alimentent.

 

Les barricades n'ont toujours que deux côtés, Hollande et Valls en toute connaisance de cause a choisi le leur.

 

Avec cette déclaration, à charge pour elle de poursuivre la clarification des questions autour de ce  "aussi", la CGT confirme le sien. Le syndicalisme declasse à de l'avenir...si on s'en occupe.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #Economie, #CGT, #lutte de classe

Repost0
Commenter cet article