Et les pillages continuent

Publié le 2 Septembre 2014

Les PPP* ont le vent en poupe,

mécanisme

d'un

pillage

scandale d'état

 

 

*pour rappel : "Partenariats Public-Privé"

Et les pillages continuent

La presse (01-09-14) : 

 

Le Premier ministre, Manuel Valls, a souligné sa volonté de relancer les partenariats public/privé (PPP), en inaugurant lundi le Viaduc de la Dordogne, dans la commune de Saint-Romain-la-Virée (Gironde), où passera la future ligne de train à grande vitesse.

Aux côtés des présidents de Vinci, Xavier Huillard, de la SNCF, Guillaume Pépy, et de Réseau Ferré de France, Jacques Rapoport, après une déambulation sous un soleil de plomb sur l'ouvrage de plus d'un kilomètre de long, il a développé son credo en faveur des PPP : "L?état est pleinement engagé auprès des collectivités locales et des opérateurs pour développer le réseau ferroviaire français" et "la future ligne à grande vitesse Europe Atlantique en sera un maillon essentiel", a-t-il déclaré.

Branchement direct des finances publiques sur les coffres des grands groupes du BTP qui de plus se posent en opérateurs privés d'activités de services publics, financés par l'argent public et gonflant ainsi les profits privés. (voir plus bas les clés d'accès aux coffres)


Le risque, l'investissement, c'est la TVA, la TIPP, l'impôt. donc le peuple.

Le matelas douillet pour le capital et les actionnaires.


C'est la mise en musique de l'interview de Macron à Ouest-France parue ce jour : " La compétitivité, c'est l'organisation de l'entreprise, son financement, la montée en gamme et en qualité, la meilleure adaptation du droit du travail, l'investissement productif" . On est dans l'excellence sauf peut-être en matière de rémunérations et conditions de travail, transparence de la soustraitance, mais que des bricoles n'est-ce pas ?

Lequel Macron précise "on peut être de gauche et de bon sens". Singularité des voies sur les lignes TGV, elles sont banalisée (on roule plein pot dans les deux sens) ce qui permet ces navettes dont Vinci tire le plus grand profit, et définit la dynamique du dit Macron.

 

 

Pour ceux qui ont le temps, le besoin de connaitre ou simplement l'envie d'en savoir plus : voila le montage financier sarkocompatible confirmé hier comme modèle par les "macronéconomistes" de Valls :

 

 

"Le contrat de concession pour la future ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique entre Tours et Bordeaux a été signé le 16 juin 2011 par la société concessionnaire LISEA, représentée par Xavier Huillard, Président-directeur général de VINCI, et Réseau Ferré de France, représenté par son Président-directeur général, Hubert du Mesnil suite à un appel d'offres compétitif lancé en 2007 par Réseau Ferré de France.

Cette signature fait suite à la confirmation donnée par le Premier ministre de la volonté du gouvernement français d'engager ce grand projet avant la fin du mois de juin et à la délibération adoptée par le Conseil d'Administration de Réseau Ferré de France le 9 juin 2011.

Les actionnaires de la société concessionnaire LISEA sont

VINCI Concessions (mandataire) et VINCI SA (33,4%),

Caisse des Dépôts/CDC Infrastructure (25,4%),

SOJAS (22%) structure d'investissement dédiée,

et des fonds d'investissement infrastructure gérés et conseillés par AXA Private Equity (19,2%) (devenu ARDIAN en 2013, 47 MDS$ d'actifs gérés en 2013, ce qui fera que sa présidente d'être faite "chevalier de la Légion d'honneur", promotion du 1er janvier 2012 (ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie).

La plus grande concession d'Europe au cœur d'un réseau ferroviaire intégré

Ce contrat d'une durée de 50 ans, porte sur le financement, la conception, la construction, l'exploitation et la maintenance de la LGV SEA Tours-Bordeaux.

L'opération représente un investissement total de 7,8 milliards d'euros pour la LGV la plus longue jamais financée en partenariat public-privé (PPP) en Europe.

La conception et les travaux sous maîtrise d'ouvrage du concessionnaire LISEA ont été confiés au groupement d'entreprises COSEA, piloté par VINCI Construction et composé également d'Eurovia, du pôle Energies de VINCI, associées à BEC, NGE, TSO, Ineo, INEXIA, Arcadis et Egis Rail.

L'exploitation et la maintenance de la ligne seront assurées par la société MESEA, dont l'actionnariat est partagé entre VINCI Concessions (70%) et INEXIA (30%).

LISEA (société concessionnaire) sera rémunérée par les redevances liées au trafic versées par les entreprises opérant les trains aptes à la grande vitesse qui circulent sur la ligne nouvelle.

 

Et là, cela vaut le coup de prendre un papier et un crayon pour séparer dans l'apport "privé" ce qui en fait est de l'argent public et ce qui ensuite est garantie par l'engagement public (deux niveaux distincts de l'engagement de votre argent, celui qui fait défaut pour l'entretient du réseau pour la santé ou (et) pour l'école publique. 

Un financement public-privé pour un total de 7,8 milliards d'euros soit déjà au départ 4MDS € d'argent public passé à Vinci (plus de 50% du coût total prévu). Quand on détaille le reste, c'est à rester figé :


La contribution de LISEA au plan de financement de la concession s'élève à 3,8 milliards d'euros et comprend :

772 millions d'euros d'apport en fonds propres des actionnaires de LISEA pour un montant préfinancé par les banques commerciales et la Banque Européenne d'Investissement,
1 060 millions d'euros de dette bancaire garantie par l'Etat,
612 millions d'euros de dette bancaire non garantie.
757 millions d'euros apportés par le Fonds d'épargne géré par la Caisse des dépôts garantis par Réseau Ferré de France,

 

Les actionnaires qui vont se gaver durant 50 ans n'auront de fait apporté que près de 10% du total, le reste par une savante architecture financiaire entre les collectivités territoriales, les établissements publics, l'états et l'UE (abondée par la fiscalité des états membres) sortira des coffres publics.

 

Nous avons là un de ces petits exotismes financiers qui pimentent la vie économique d'un pays qui exige des sacrifices de tous : C'est comme si vous garantissiez avec vos deniers la bonne fin de construction de la maison que vous achetez si se produit une défaillance de l'entreprise qui la construit.


400 millions d'euros de crédit de la Banque Européenne d'Investissement garanti par l'Etat,
200 millions d'euros de crédit de la Banque Européenne d'Investissement non garanti,

La Banque européenne d'investissement (BEI) apporte un financement total de 1,2 milliard d'euros en intégrant la dette sénior, la part du crédit relais fonds propres financée par la banque ainsi que la garantie LGTT (Loan Guarantee on TEN-T projects), instrument mis en place conjointement par la Banque et la Commission Européenne. C'est le premier prêt de cette envergure accordé par la BEI en France.


La contribution des Fonds d'épargne d'un montant de 757 millions d'euros sur 40 ans constitue le prêt le plus important accordé par la Caisse des Dépôts à ce jour au titre des prêts sur fonds d'épargne.

Cette opération bénéficie du dispositif de Garantie de l'Etat mis en place dans le cadre du Plan de Relance en 2009 pour favoriser les grands projets prioritaires financés en PPP.

Le plan de financement de la concession comprend également une subvention publique versée par l'Etat, les collectivités locales et l'Union européenne associées au financement qui s'élève à près de 3 milliards d'euros et une contribution de Réseau Ferré de France de l'ordre de 1 milliard d'euros.

Réseau Ferré de France, en tant que gestionnaire du réseau ferré national, va en effet bénéficier des revenus supplémentaires qu'apportera la nouvelle ligne à grande vitesse sur les tronçons adjacents à travers un développement du trafic sur l'ensemble de l'axe entre Paris et Bordeaux. Réseau Ferré de France investit en outre près de 1 milliard d'euros pour les travaux d'aménagement du réseau existant (raccordements entre la concession et le réseau existant, aménagement de capacité en amont de la gare de Bordeaux, centre de régulation des circulations, adaptation de l'alimentation électrique, etc).

Comme dirait l'applaudit du Medef il faut savoir (avec de l'argent publique) récompenser ceux qui prennentle risque de déuter les petits fours ous un ciel de plomb.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #économie, #politique, #service public, #pillages

Repost0
Commenter cet article