Culture, budget et conséquences

Publié le 22 Septembre 2014

La France

paie

le prix fort

détourner le regard pour ne pas se laisser capter

détourner le regard pour ne pas se laisser capter

Manque de moyens.

Mise à l'écart de l'histoire sociale et contemporaine dans le cursus de formation.

Absence de financements de poste de conservateurs du patrimoine.

Les coupes drastiques dans les budgets finissent par produire leurs tristes effets.

Journées du Patrimoine : la presse annonce une fréquentation globale en baisse.

Pire, le service publique de la télévision nous impose en "prime time" trois quart d'heure d'un fade remake de "Bonnes adtresses du passée". 

Le tout présenté par un bateleur aussi incompétent qu'agressif qui se prend - moins le talent- pour Dumas pour ré-écrire l'histoire à sa façon.

 

 

"Est-ce que vous me prêtez deux neurones d'intelligence", lance le zébulon à réaction.

Est-ce l'aveu d'une carence ? Le besoin de lancer un appel sur le marché ?

Citoyen attention ce genre de prêt, ton expérience te le démontre à chaque pas :  c'est comme un banquier tu déposes par obligation ta paie dans ses coffres et tu paie le prix fort pour ne pas pouvoir t'en servir.

Un but : hypnotiser le chaland pour ne pas durant trois ans parler d'autre chose et pendant ce temps Pierre Vallz et Manuel Gattas vont continuer leurs affaires.

Derrière la soupe servi avec zèle par la télé publique et relayé tout aussi servilement par les média, pour une fois, d'accord avec l'Huma : il bénéficie d'une fenêtre de tir largement ouverte par la déconsidération de l'actuel locataire de l'Elysée et ses orientations antisociales, antipopulaires toutes au service du capital.

France2 a remis complaisement en piste cet hybride de Pétain et et de Beppe grillo.

En se promenant comme hier soir sur les plateaux, il joue à fond de cette tentative de fascination -fascisation autour du chef. C'est pour cela que la constitution de 58 à été ainsi concue autour de l'homme providenciel et le rassemblement derrière lui et non pas sur un programme politique impératif.

Personne qui ne pose la question de cette façon : "Et si c'était la fonction présidentielle ainsi définie qui était liberticide ?"

La démocratie c'est le collectif, le controle et l'obligation de rendre compte,  pas le (la) chef(e) et ses coups de menton mussolinien.

De la même façon que sarkozy avait lancé sans controle à priori l'opération militaire en Libye (pour quelle vrais raisons personnelles ?) Hollande engage la France dans une guerre sans même demander son avis à sa propre majorité (et donc encore moins celui du peuple).

Devant ce darwinisme politique, si la fonction crée l'organe, il faut recader de très près la fonction et rendre au parlement et au gouvernement sa place c'est un critère de démocratie. 

Pour autant un débat "qu'institutionel" autour des périmètres de compétences, sans poser la question de fond de "comment, pour qui et avec quels droit les citoyens de ce pays peuvent intervenir, quel controle réel de tous les leviers dont ceux de l'économie pour que la richese créée soit controlée et à usage collectif pour répondre aux besoins individuels de tous", sans ce débat et surtout l'action pour l'imposer, le bateleur et ses comparses ou concurent ont de beau jours devant eux. 

Attention sinon qu'un jour, dans une configuration dantesque, la République ne soit plus qu'un des éléments de curiosité des journées du patrimoine futures, si le système alors en place en garde le principe.

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politisue, #spectacle, #République, #alternative

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