Contrats, souveraineté, image et rôle de la France

Publié le 4 Septembre 2014

Contrats, souveraineté, image et rôle de la France



Vous savez ce que Canaille le Rouge pense des canons, de ceux propriétaires des usines qui les fabriquent et les vendent. Il ne va pas changer son fusil d'épaule en fonction de la nature et la provenance de l'acheteur. 

Ce n'est pas pour autant que la question du Mistral porte hélicoptère, en terme économique, diplomatique et politique doit être ignorée tant elle fait souffler un drôle de vent sur l'image de la France.

Premier point :

La France concernant ce contrat à des pudeurs qu'elle n'a pas quand il s'agit de vendre à des états ouvertement terroristes ou (et) dictatoriaux comme Israël, l'Arabie saoudite, le Pakistan et quelques dictatures de la Françafrique.

Deuxième point :

La France qui historiquement dispose d'une vocation maritime incontestable a laissé depuis un demi siècle ses armateurs se fournir en navire de commerce loin de ses frontières, ruinant ainsi volontairement la filière industrielle de la construction navale simultanément à la liquidation de la filière pêche par la CEE puis la C.E. devenue U.E.

Tout comme les mêmes s'opposent aujourd'hui à celle de la déconstruction dans les sites historiques de savoir faire ; cela pour d'une part maintenir les côtes françaises dans leur rôle de réserve indienne de " bronze cul de l'Europe " mais surtout pour casser une filière où les ouvriers ont la réputation de se défendre et de savoir le montrer. D'ailleurs leur lutte a conduit à maintenir dans l'estuaire de la Loire un savoir-faire incontournable trop spécialisé dans une filière précaire du paquebot de grand luxe (filière en voie de pillage)

L'UE, les armateurs et les CCI s'unissant pour casser le statut des travailleurs de l'état en transférant ce qui depuis François 1er était activité régalienne : la construction navale militaire, en annonçant des marchés juteux...pour les actionnaires de la DCN privatisée en DNCS...et la précarité pour ceux qui les construisent ont été servi par 20 ans de privatisations des outils industriels.

Troisième point :

Pas le moindre, l'indépendance nationale.

Que la vente d'un navire soit ou pas compatible avec des choix politiques, stratégiques de la France est une question légitime (qui aurait été écartée d'entrée dans sa dimension sociale si nous n'avions pas subit l'empilement des mesures dénoncées ci dessus).

Mais que les décisions de l'OTAN dont sous De Gaulle nous avions quitté le commandement unifié s'imposent à la France, celle-ci devant de plus supporter seule les conséquences de choix atlantiques dont notre peuple n'a jamais eu à débattre montre comment le club des forfaits de 2005 et du traité de Lisbonne font litière de la démocratie.

Passer ou pas contrat pour du matériel militaire est une décision souveraine (le plus souvent très négative) une fois le contrat passé, pour la respectabilité de la parole de la France, il appartient à ses dirigeants de la respecter, de n'en déroger qu'à partir de considérations débattues publiquement par sa représentation.

La France par la décision de Blummollet vient d'annoncer qu'elle entrait dans le rang des puissances de deuxième ordre en acceptant d'inscrire officièlement ses décisions dans les ukases des USA grand-maître de L'OTAN.

Comme L'OTAN n'a pas enjoint la France de stopper ses ventes d'armes à Israël à l'Arabie saoudite et divers états,potentats, royaumes et émirats, califats principautés ou états croupions, cela se bousculera en 2015 à Satory.

Nous payons ce jour la désertion d'une force révolutionnaire capable de porter l'intérêt national sa souveraineté et les coopérations avec les peuples.Nous payons l'étranglement, entre autre par les dirigeants du P "c "F, de ce qui fut un grand mouvement pacifiste capable d'imposer des critères autres que la répression des peuples et l'impérialisme dans ce sinistre marché de la poudre.

Nous payons au prix fort la fin de la présence de parlementaires communistes (député-e-s et ou sénateur-trice-s) à la commission de la défense nationale mandatés pour y porter le point de vue des anti-impérialistes et de la souveraineté nationale.

C'est aussi un des critères de la transformation de la société où souveraineté, intérêt national rejoignent amitiés entre les peuples, coopérations hors des blocs militaires impérialistes.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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