une autre politique ?

Publié le 18 Août 2014

 

Bien sûr,

Mais laquelle ?

une autre politique ?

Canaille le Rouge vient de prendre connaissance de la déclaration que le P ”c ”F vient de publier pour dénoncer le bilan de ce gouvernement (http://www.pcf.fr/57834).

 

Qu’il le dénonce est d’autant plus intéressant qu’il y a quelques mois il ne votait pas contre le budget qui conduit à ces choix lesquels si on considère le bilan, portent les conséquences  des arbitrages opérés par le pouvoir, sa majorité rassemblée, gauche critique(hi-hi !!) comprise, dès la rentrée suivant l'élection.

 

Le P ”c ”F appelle à changer de politique. Qui n’y souscrirait ?

 

Mais au risque de paraître rabat-joie, manque l’essentiel : la nature des changements à mettre en œuvre déterminée par l’identification réelle des causes.

 

Les dividendes ne sont pas en croissance zéro, les rémunérations des patrons du CAC 40 continuent de flamber de façon indécente. Mais le nombre de pauvre augmente au même rythme que les rémunérations des tauliers.

 

La masse des étudiants exclus de l’université pour raison économique devient référence (combien de filles et fils de notaires, d’avocats, de propriétaire fonciers obligés de se salarier pour financer leurs études ? Combien d’enfants de Smicard à l’université et combien font double journée pour tenter d’atteindre un dipôme ? l'Aparthieid social c'est aussi cela.

 

Sans tous être dans la misère, la majorité de la population de la cinquième puissance économique du monde vie dans la gêne. Sans même parler des vacances devenues un luxe minoritaire, la grande masse des habitants de notre pays se restreint sur les loisirs, la culture, la nourriture et maintenant les soins.

 

Ne pas dénoncer le capitalisme de façon claire, sa nature, l'exploitation et le pillage des richesses créées par le travail pour que les victimes identifient bien à quoi il faut s’attaquer pour s’en sortir est un cadeau fait à l’ennemi de classe.

 

Cette déclaration y participe.

 

Acceptation du concept de déficit sans les discuter, de dettes alors que c’est celle des banques et pas celle du travail appelé à la payer, proposition de “ redresser la France et l’Europe ” alors que l’UE ( pas l’Europe qui est plus que l’UE) est causes de la situation, proposer “ des réformes allant dans le sens opposé ” sans en définir de près ou de loin le contenu et le niveau, ce n’est avec cela qu’on clarifiera l’antagonisme de fond entre le capital, ses forces politiques à disposition et en activité (du PS au f-haine) d'avec les intérêts populaires.

 

Un parti qui ne se positionne pas à partir de ces intérêts là et du besoin de souveraineté du peuple pour s’affranchir des forces politiques ci dessus a-t-il une utilité ? Non, sauf à servir de rabatteur au nom du moindre mal, ce qu’il va faire lors des sénatoriales (pour garder ses branches racornies au chaud) et ainsi graisser les rouages de la machine à entretenir l’alternance pour interdire toute alternative.

 

La déclaration du tartignole de service alimente la fatalité et entretient la machine à regarder ailleurs que là vers où il faut se mettre en mouvement .

 

Dès lors il démontre par cette confirmation qu’il est tout sauf communiste. Par son communiqué de ce jour et ce n’est pas un procès d’intention puisque par le choix de ses mots et de ses phrases, c’est lui qui fait la démonstration.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #politique, #alternance, #capital

Repost0
Commenter cet article