CGT : Quand la colère peut être bonne conseillère

Publié le 31 Août 2014

CGT : Quand la colère peut être bonne conseillère

Ci dessous un texte mis en ligne par la CGT le 29 août.

Bien sûr, Canaille le Rouge en partage le sens. L'indignation qu'il porte tend à se mettre au diapason de la rage des militants.

Enfin cette réaffirmation qui doit être amplifier: ceux qui créent les richesses ce sont les salariés pas les patrons qui les pillent.

Reste la question à régler d'urgence : se rasembler pour passer à l'offensive contre le patronat et tout ce qui roule pour lui . TOUT.

Comment, vers quoi avec qui aller?

Qui décide et où?

Ces questions ne sont pas neuves mais quand le SG de la CFDT annonce que les seuils sociaux sont discutables comme l'est pour lui le travail dominical, il est évident qu'il y des portes qu'il faut laisser fermées et d'autres pistes à ouvrir du coté des entreprises, services et localités pour construire un rapport de force durable.

Ramener le syndicalisme là où il a sa pertinence, parmi les salariés pour construire ce rapport de force. Une confédération est une union de syndicats, ce sont eux par leur syndiqués qui sont l'alpha et l'oméga du syndicalisme. C'est comme cela que le rassemblement pourra s'pérer, sur des bases de classe.

Pour ceux qui s'interrogeraient sur ce point, relire concernant la CGT, ses statuts et les règles de mandatement dans ses congrès.

Publié le vendredi 29 août 2014
C'EST NOUS QUI CRÉONS LES RICHESSES
L'entreprise appartient aussi aux salariés !

Mais, comment est-il possible d'en arriver-là  ? C'est la question que nombre de salariés sont en droit de se poser  ! Deux ans après l'arrivée d'une nouvelle majorité aux élections présidentielles et législatives, le patronat applaudit debout le Premier ministre le jour-même de la publication des catastrophiques chiffres du chômage. Le patronat jubile.

Au même moment, dans le pays le désespoir l'emporte sur l'espoir de pouvoir vivre mieux demain, de retrouver les chemins du progrès, du développement et de l'emploi.

Pourtant le pays tout entier a envoyé des signaux très clairs lors des élections municipales et européennes. Les records d'abstentions, la démobilisation des électeurs désabusés, les votes eux-mêmes étaient des messages envoyés pour un changement des conditions de vie et de travail.

Pendant combien de temps encore le pouvoir politique va-t-il repasser les plats au patronat et aux actionnaires déjà gavés  ? Jusqu'où vont-ils aller  ? Pouvons-nous accepter plus longtemps une croissance nulle, le chômage de masse, le recul des droits, le manque d'embauches dans toutes les professions  ?

Comment s'en sortir  ? :
-   Prenons nous-mêmes nos affaires en main  !
-  Choisissons de ne pas subir mais de nous unir.
- Ne laissons pas le Medef diriger le pays et gagner toujours plus à chaque changement de gouvernement.

La question de la répartition des richesses dans notre pays et du contrôle des aides publiques par les salariés et leurs représentants est posée avec force. Cet argent, c'est le nôtre !

Il faut vraiment être ringard pour dire que l'entreprise ce sont les patrons et les actionnaires  ! Nous produisons. Nous créons la richesse. L'entreprise, c'est aussi nous  !

Débattons entre syndiqués, militants, salariés pour ne pas baisser la tête et refuser l'inacceptable, pour nous opposer résolument à la mise en route de la machine à remonter le temps  !

Le chacun pour soi n'est pas la solution, c'est l'arme des patrons. La nôtre, c'est notre union, le syndicat pour être plus forts et gagner.


 

Les entreprises viennent de recevoir le versement de la première tranche du Crédit Impôt Compétitivité Emploi payé par nos impôts. à qui profite cet argent  ?
Aux actionnaires : en France, au deuxième trimestre 2014, la part des dividendes qui leur a été versée a augmenté de 30  %. Vendanges exceptionnelle pour eux, mais c'est autant qui ne va ni à l'investissement, ni à l'emploi, ni aux salaires.
Au secteur bancaire : il touchera, à terme, en année pleine, près d'1 milliard d'euros de l'enveloppe et fera preuve de la même générosité pour ses actionnaires au lieu de financer les entreprises sur le long terme.

41 milliards d'euros supplémentaires d'aides aux entreprises, en particulier avec le Pacte dit de responsabilité : joli cadeau au patronat ! Il s'ajoute aux 180 milliards déjà offerts. Pour quel résultat : + 5 % de chômeurs... Comment est-ce justifiable ?

 

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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Gilles PRIN, syndicat CGT Relais Ménilmontant 01/09/2014 12:04

Ce n'est pas nous "aussi" qui créons les richesses, c'est nous les salariés, et seulement nous !

La propriété privé des moyens de productions et d'échange c'est le vol caractérisé d'une poignée de gros actionnaires multi-milliardaires.

Ils se sont accaparés les moyens de productions et nous maintiennent dans l'esclavage salarié pour leur unique profit. Les travailleurs n'ont que des miettes et le bien commun n'est pas leur propos.

Quant à la répartition des richesses ou le contrôle des aides publiques, ce n'est pas la question ni la solution : la solution c'est que ceux qui créent les richesses deviennent collectivement propriétaires des moyens de production et d'échange et deviennent les véritables dirigeants du pays : cela s'appelle le socialisme, le vrai.

Pas cette politique au service des monopoles capitalistes menée par de soi-disant socialistes qui depuis 1914 n'arrêtent pas de trahir les travailleurs. Cela s'appelle la dictature du prolétariat qui instaure une vraie démocratie pour les travailleurs et une dictature de fer pour les anciens exploiteurs et tous ceux qui voudraient remettre l'exploitation de l'Homme par l'Homme au goût du jour...

Mais ce "aussi" utilisé par la CGT dans ce texte montre bien qu'elle aussi est au service du patronat, de l'intégration européenne impérialiste...

Pour gagner les travailleurs devront se prendre eux-même en main et organiser les luttes au niveau national et interprofessionnel, bloquer le pays, organiser partout des comités de travailleurs autonomes qui serviront de base à la reconstruction d'un authentique mouvement syndical de lutte de classe et pour un changement radical de société mettant fin à l'exploitation de l'Homme par l'Homme ! C'est à dire revenir à ce qu'était la CGT avant sa trahison social-démocrate : et dans le même temps réadhérer à la FSM (Fédération Syndicale Mondial, seule fédération de lutte des classes).

Gilles PRIN pour le syndicat CGT du Relais Ménilmontant

canaille le rouge 01/09/2014 12:15

Je partage mais vu le saut qualitatif (depuis le temps que ce ton n'avait pas été utilisé) et pour ne pas caviarder le texte, je l'ai laisser tel que. Maintenant les commentaires vont venir, j'ai de quoi illustrer

benjamin penot 31/08/2014 22:42

bonjour...

encore moi...désolé...

alors que dire de moi...actuellement travailleur, j'ai créé une entreprise basée sur une invention que j'ai développé un peu tout seul dans mon coin...(je suis ma propre source de richesse potentiellement, je n'exploite personne pour ça)...

je n'ai droit a rien, ni aide, ni subvention, ni rien...car le projet fait peur, il est trop ambitieux...du coup, je ne gagne pas d'argent, et ne peut salarier personne...pourtant c'est mon souhait le plus cher...

si je faisais partie de ces "salauds de riches"...j'aurais pu mettre sur le tapis 1 million ou 2 pour créer ma société, et j'emploierais au moins 200 personnes, la, maintenant, tout de suite...

il y a une graduation a apporter...ceux qui créent la richesse...en réalité, c'est la mise en relation de l'innovation (objet théorique) avec la force de travail (valeur ajouté) qui permet de produire (objet fini) un objet qui sera consommé (consommateur)...

si on retire une des composantes, on brise la chaine...sans patron pas d'objet a fabriquer, donc pas d'usine, pas d'ouvrier, pas de travail...une usine qui tourne et qui a déjà son produit peut marcher sans patron, c'est sur, mais ne pourras pas se réinventer, se développer, trouver un autre produit a fabriquer quand le premier se cassera la gueule, il faut quelqu'un, ou un groupe de personne...mais ça ne se fait pas tout seul...cela s'appelle un patron, s'il est seul a décider, ou un conseil d’administration s'ils sont plusieur...
c
royez moi, cela fait déjà presque 3 ans qu'on se bat avec nos petits moyens pour transformer le projet en activité...je suis en plein dedans et vous ne pouvez pas me retirer la valeur de ce que j'ai investi en temps, en sueur, en larmes pour essayer de créer de l'emploi (sans y parvenir encore)...

il faut lutter contre l'exploitation actuelle, contre la vie trop chère, sur la dérégulation des prix et les contraintes qui portent sur les salaires...il faut imposer un partage des richesses...une loi sur les entreprises dans laquelle l'état est actionnaire pour imposer une règle type "au minimum seront distribuées en primes exceptionnelles, au prorata temporis et sans distinction de salaire, entre l'intégralité des salariés, un montant au moins égal aux dividendes versés aux actionnaires, en plus de tout autre prime..." ça sa claquerait question égalisation travailleur/actionnaire!

Gilles PRIN, syndicat CGT Relais Ménilmontant 01/09/2014 12:20

Nous n'avons pas besoin de patron. L'URSS de 1917 à 1953 a été dirigée par les soviets d'ouvriers et paysans et a été le pays qui a progressé le plus à tous les niveaux, tant économique, social, culturel et politique. Les patrons, c'est nous, le collectif de travailleurs (ouvriers, techniciens, ingénieurs, employés).

Philippe LE MOAL 31/08/2014 23:57

En réponse je dirais que le intelligence collective serait plusadéquate pour réaliser un certain nombre de projets sans une hiérarchie de contrôle qui est dans la plupart des cas un frein à l expression d une créativité collective dans le respect descompétences mutualises.

Philippe LE MOAL 31/08/2014 11:44

Je adhère à ce texte sauf sur le point de l utopique croissance qui est déconnecté.