Boeing Boeing

Publié le 24 Août 2014

La pièce de théatre

a tenu

près de 30 ans

l'exclusivité

sur les Champs Elysées

Boeing Boeing

En moins de 30 jours, celui de la Malaysia Airlines (et ses 298 morts) n'est même plus dans le sommaire de la presse.

 

Souvenez vous : "c'est Poutine", "attentat terroriste russe ou séparatiste" Fabius dénonce un grave acte de guerre etc...

 

Sur les p@ges de Canaille le Rouge, une mise en garde : attention à une opération du type "incendie du Reichstag".

 

Aujourd'hui, un kaléidoscope aussi curieux que sanglant s'agite le plus discrètement possible entre Kiev, Bruxelles et La Haye mais il semble avoir des ratés.

 

Faisons le point et tentons de refléchir un peu :

1)  8 aout, 25 jours après le krash : 

Les Pays bas, La Belgique, L'Australie et l'Ukraine ont signé un « Accord de Non-Divulgation », qui interdit à ces pays de divulguer les résultats de l'enquête concernant le MH17 et leur donne un droit de veto les uns sur les autres. On ne sait pas trop encore ce qu'il en est de la Malaisie. Elle a d'abord « catégoriquement refusé de signer », puis elle l'a peut-être fait discrètement. Cela n'a pas été confirmé par Kuala Lumpur.


L'accord signé le 8 août stipule que les progrès et les résultats de l'enquête sur le terrible accident survenu au Boeing 777 malaisien seront gardés secrets.

2) 10 aout

Selon le correspondant de [l'Agence de presse] Unian, à un briefing à Kiev, le 10 août, le porte-parole du Procureur Général, Yuri Boychenko, a déclaré que l'enquête se poursuivait et que ses résultats ne seraient publiés que lorsqu'elle serait tout à fait terminée, et seulement si tous les signataires étaient d'accord.

Chaque signataire peut exercer son droit de veto, sans avoir à le justifier.

C'est seulement après avoir signé cet accord que le Conseil suprême d'Ukraine (Verkhovna Rada) a donné l'autorisation à des enquêteurs malaisiens d'aller inspecter le site du crash de l'avion de ligne de la Malaysian airlines dans la région de Donetsk.

Selon des experts internationaux, l'enquête sur le crash du Boeing 777 malaisien pourrait prendre plusieurs semaines.

La seconde étape de recherche des corps des victimes sera discutée la semaine prochaine.

Tout cela signifie que les résultats de l'enquête sont classifiés et que nous ne saurons jamais ce qui s'est vraiment passé (nous avons déjà connu cela), ou alors nous ne le saurons que dans quelques années, lorsque les causes politiques du désastre n'auront plus d'importance.

C'est bien simple, les résultats intermédiaires de l'enquête prouvaient sans conteste l'innocence de la Russie et/ou de la République populaire de Donetsk dans la mort des passagers de l'avion malaisien, et cela ne plaît pas du tout aux pays signataires. Je ne fais bien sûr pas référence aux citoyens ordinaires ni aux parents des victimes, mais aux élites dirigeantes de ces pays.

PS. Aux dernières nouvelles, la Malaisie aurait finalement refusé de signer l'accord.

 

3) 18 aout :

Le représentant permanent de la fédération de Russie auprès de l’ONU, Vitali Tchourkine, a annoncé que Moscou allait demander auprès de l'organisation des Nations Unies, un compte rendu de la progression de l’enquête sur le crash du Boeing de malaysia Airlines, en Ukraine, compte rendu qu’il faudrait présenter devant le conseil de sécurité.“Un mois est passé depuis le moment de la destruction de l’avion malaisien. Le paragraphe 12 de la résolution, prévoit que le secrétaire général va présenter au conseil de sécurité, une question sur la progression de l’enquête. Nous espérons, que cela se tiendra dès aujourd’hui,” a fait remarquer Tchourkine.Franz Klintsevitch, vice-président du Comité de la douma pour la Défense, a, lui déclarer aujourd’hui que l'Occident ne souhaite apparemment pas découvrir les vraies causes du crash du Boeing malaisien tout simplement parce qu'ils savent qu'il s'agit d'un acte de diversion contre la Russie. 

3) 23 aout 

la Fédération de Russie exige une enquête transparente sur l’accident d’avion Boeing malaisien qui a eu lieu le 17 juillet dans l'Est de l'Ukraine, et insiste sur les rapports réguliers. C'est ce qu'a déclaré une source diplomatique à Moscou.

Cette source a souligné que l’enquête visant à déterminer les causes du crash devrait être menée sous le contrôle international, en étant complète et transparente au public et aux médias.

La source a noté que les Etats-Unis, la Grande Bretagne et l’Australie qui avaient tenté d’imposer la responsabilité pour la tragédie à la Fédération de Russie et aux miliciens, gardaient le silence actuellement.

298 personnes ont péri dans l’accident d'avion survenu le 17 juillet.

 

 

Ce qui est curieux, c’est que dans le même moment nous apprenons par la presse que “ la compagnie Malaysian airlines pourrait disparaître ”, qu’elle déjà "été sortie de la cotation en bourse pour réorganisation complète" alors que la Malaysie pour l’instant refuse de signer le protocole de secret défense sur l’enquête concernant son aéronef.

 

Curieux n’est-ce pas. Mais les interets du capital n'ont pas de frontière.

 

D’autant plus curieux que devant le conseil de sécurité, ni l’Ukraine, ni les USA ni l’Otan n’ont apporté la moindre réponse  autre que ce "secret défense" concernant la présence d’un avion ukrainien dans le sillage immédiat du Boeing et la présence ou non d’impacts de tirs air-air sur la carlingue du boeing. Tout comme les suivis satellitaires des tirs de missile que détient l’OTAN, tous éléments qui entrent dans cette exotique classification “ secret défense ”.

 

Si ces éléments étaient à charge contre la Russie ou les "indépendantistes", au regard des unes médiatiques tout azimut et des déclarations de la Fabius connexion and C°complaisement relayés jusque par un journaliste de l'Huma et qui ont servi pour justifier d'armer les fascistes au pouvoir, ne les feraient-ils pas tourner en boucle ? 

 

Cela est-il contradictoire avec la soudaine mission Merkel qui tente depuis une semaine de calmer les ardeurs ukrainiennes et leurs "débordements" ostensiblement opérés sur des bases d’épurations politico ethniques d'une extrême brutalité voire barbarie, faites par des milices nazies protégées de l’UE et ses remugle genre BHL et dont le bilan commence à être trop visible pour des (pas toutes) chancelleries européennes ?

 

Plus sur le fond encore :

L’émergence d’exigences populaires anti oligarchique se défendant pour imposer leur droit à vivre en paix dans l’est de l’Europe sonne comme le besoin d’au moins une trêve voir une “ paix des braves ” entre oligarques russo poutiniens et oligarques otano-européens s’ils ne veulent pas voir un front anti-oligarchique porteur de réelles alternatives se construire.

 

Outre les interêts commerciaux autour de la question des sanctions et boycott, n'est ce pas une grille de lecture crédible de la soudaine rencontre de Minsk ?

 

Cela s'appelle le lien entre la nature de classe de l'affrontement et les interets bien compris des impérailismes.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #Ukraine, #Boeing, #Guerre, #terrorisme

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