Gaza. Déclaration de l'UD CGT de Paris

Publié le 18 Juillet 2014

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Gaza. Déclaration de l'UD CGT de Paris

L’UD CGT Paris est indignée par les bombardements de Gaza qui ont déjà tué de nombreux civils, dont des enfants. Elle condamne fermement ces actes commis par l’armée israélienne. Les années de blocus insoutenable que subit la population de Gaza et les difficultés politiques, économiques et sociales qui en résultent, éloignent la perspective d’une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, ainsi que la réalisation effective de l’Etat palestinien. Cette nuit, les chars israéliens sont entrés dans Gaza, aggravant encore la situation.

La colonisation israélienne et l’accaparement des terres et des ressources palestiniennes se poursuivent à marche forcée. Le nombre de colons a doublé depuis 1993 pour dépasser un demi-million tandis que, géographiquement, les colonies continuent de s’étendre. Israël a transformé la bande de Gaza en camp d’internement à ciel ouvert : une occupation sans soldat. La nature du gouvernement Netanyahou, qui est le plus réactionnaire et le plus militariste de l’histoire d’Israël, aggrave la situation et éloigne les perspectives de paix.

Dans le monde et notamment dans les pays occidentaux, les citoyens ont été soumis à une couverture médiatique partisane, en faveur du pouvoir israélien, qui masque de façon particulièrement indigne la dissymétrie du conflit. Suite aux mobilisations en faveur de la paix, et en raison aussi de l’horreur des images des victimes de la guerre, dont des enfants, les médias semblent un peu évoluer dans leur communication ces dernières heures.

Le gouvernement Hollande-Valls soutient le gouvernement Netanyahou et participe à la propagande de guerre : c’est une faute politique qui est commise, en faveur des puissants. Nous dénonçons les sociétés multinationales, notamment celles qui ont leur siège en France, qui commercent avec Israël et font du profit sur fond de néocolonialisme. Il y a donc lieu d’exercer une pression économique sur ces sociétés multinationales et sur l’Etat d’Israël. La recherche de la paix est à ce prix.

Avec de nombreuses autres organisations, l’UD CGT de Paris exige la paix. Elle passe notamment par la mise en œuvre des frontières de 1967, par la reconnaissance de la Palestine comme Etat souverain, membre à part entière de l’ONU, et par la fin du blocus de Gaza. Nous soutenons les pacifistes, les syndicalistes, les artistes et intellectuels, les populations manifestant en faveur de la paix, partout dans le monde, y compris en Israël.

Dimanche 13 juillet, une manifestation a rassemblé des milliers de personnes dans les rues de Paris pour protester contre les bombardements israéliens sur Gaza. Des incidents ont éclaté en fin de la manifestation, à proximité de deux synagogues, entre manifestants et militants de la Ligue de Défense Juive, organisation d’extrême droite déjà mêlée à des agressions contre des militants pro-palestiniens, et interdite en Israël. Plusieurs témoignages font état de provocations en provenance de militants de la LDJ à proximité de la manifestation. Des accusations d’antisémitisme ont été faites, et certaines voix se sont élevées pour demander l’interdiction des manifestations de soutien au peuple palestinien.

Nous condamnons les provocateurs et ceux qui, au Proche Orient comme en France, travaillent à dénaturer en tensions religieuses ce conflit politique israélo-palestinien qui résulte de l’impérialisme israélien.


Il semble que la Préfecture de police envisage l’interdiction de la manifestation parisienne prévue pour samedi 19 juillet. La récente interdiction de celle de Nice nous choque. L’UD CGT de Paris agit en toutes circonstances pour l’effectivité du droit à manifester, du droit à exprimer sa solidarité. Nous avons déjà appelé à manifester, notamment les 11 et 16 juillet. Nous continuons à appeler à se saisir de toutes les occasions d’exprimer sa solidarité avec le peuple palestinien.

                                                                                                                             Paris, le 18 juillet 2014

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #gaza, #CGT, #solidarité

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