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Quand le mépris sert de boussole au président de la SNCF

Guillaume III

dans ses œuvres

ou, il a des coups de pieds au cul

pas symboliques 

qui se perdent

 

Quand le mépris sert de boussole au président de la SNCF

Dès qu'il trouve un biais pour s'en prendre aux cheminots, surtout si cela peut en plus servir à masquer les conséquences de la stratégie qu'il impose à l'entreprise, Guillaume III ne manque jamais d'imagination.

Pourquoi pas se mettre un serre-tête fluo avec une plume pour montrer son mécontentement ?

Son message en substance revient à dire : "
Vous avez le droit d'être en colère, mais la situation n'est pas plus dangereuse avant qu'après une agression, donc, la récrée est fini retournez au boulot".


A moins qu'il n'ait dans sa manche un moyen de rendre tellement symbolique les agressions que la réponse pourrait l'être, le sieur Pepy (et ceux qui seraient tentés de parapher son texte aussi) doit se souvenir que le droit de retrait ce n'est pas une concession accordée par le patron mais un droit légal qui impose à la direction de l'entreprise de prendre des mesures pour que ce qui a conduit à son usage ne puisse se reproduire.


Cela coûte ? Et bien, c'est justement là le problème, ce ne peut pas être symbolique.

Regarder combien coûte à la SNCF le remboursement de l'endettement que l'État et l'état-major de la SNCF imposent à l'entreprise publique : 2 milliards d'€ par an. Justement, dans la préparation du 6 février, la CGt en parle : http://canaille-le-rouge.over-blog.com/2014/02/06-f%C3%A9vrier-%C3%A7a-se-pr%C3%A9pare.html 

Combien cela permettrait-il de mettre du personnel en nombre suffisant et bien rémunéré pour redonner aux emprises et aux trains un fonctionnement plus civilisé ?

La déclaration de Pepy reprise par le Figaro est une provocation de plus d'un homme qui règle les problèmes médiatiquement par ce genre de coups qui lui permettent d'éluder la question des coûts.

La Canaille serait surpris que les cheminots laissent faire sans répondre.

Guillaume III devrait se rappeler que la profession sait se retirer massivement de gestion entrainant des dangers graves et imminents pour la santé du service public, qu'en général cela dure plus d'une heure et ne se règle pas par une conférence de presse. 

 

Dans l'histoire, peu de présidents de la SNCF y ont professionnellement survécu.

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