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Vive le foot et les luttes sociales.

Il tire du pied droit

Il tire du pied droit



Ainsi dès l'annonce du risque d'une grève pour cause de baisse de leur pouvoir d'achat, les footballeurs professionnels ont obtenu d'être reçus par Blummollet himself au château.

 


Mais bon sang pourquoi Th. Lepaon n'a-t-il pas eu la même idée pour les retraites ou le pouvoir d'achat ? 

 

Pourquoi n'a-t-on pas pris Ibrahimovic ou Bolloré comme SG de la CGT ?

 


À bon, il a demandé mais n'a pas eu de réponse ? Sera-ce à dire que Blummollet aurait une vision sélective du social ?

 


Le débat social parle des carrières longues et de la pénibilité, il faut une loi pour cadrer et faire bosser le plus possible pour les plus bas salaires et retraites possibles. Mais pour les carrières courtes, qui n'atteindront jamais les risques d'un sidérurgiste en 3x8, les troubles musculo- squelettiques d'un bitumeur du BTP ou les efforts physique d'une infirmière ou d'une conditionneuse de chez Doux, là le gouvernement ouvre sa porte.

 


Certes dans le foot, la profession connait un taux de chômage assez conséquent et justifierait (tant que le sport pro, comme en leur temps les gladiateurs est une réalité dans le paysage social) des mesures de redressement. Mais de là à cristalliser une grève contre les prélèvements fiscaux pour les revenus au-dessus de 1 million par an (parce qu'en dessous, il n'en est pas question) il y a plus que de la marge.

 


Rappelons que jusqu'à hauteur de 800 SMIC net annuel la fiscalité est la même que pour celui qui en gagne 12, 36 ou 64. 

 

Au-dessus, la part qui dépasse 1 million sera taxée à 75% ce qui pour celui qui gagnerait 1,5 million par an, sur la part du demi-million (400 SMIC) il lui en resterait 100 après impôts rien que pour ses bonnes œuvres. 

 

Au fait, question subsidiaire, combien sont-ils dans ce club fermé des gratins des clubs ?

 


Combien est dédommagé pour ses frais un arbitre qui par amour du sport vient donner de son temps et énergie pour que des gosses découvrent les joies de ce jeu collectif si chouette qu'est le foot débarrassé de ses enjeux financier ?

 


Le porte-parole des patrons du foot pro a déclaré soutenir la lutte de ses "salariés". Rien que cela devrait faire réfléchir. C'est un peu comme quand les patrons de la grande distribution donnent des moyens matériels et techniques à ceux des salariés qui se battent pour travailler le dimanche.

 


Canal plus qui n'aime pas ses stagiaires qui dénoncent la surexploitation qui règne dans ses rédactions soutien le mouvement.

 

C'est pour le 2 décembre. Le 18 brumaire de la LNFP

 


Les joueurs pros, comme un seul homme (à vérifier) sont dans le mouvement. A-t-on vu dans une période récente les footballeurs de L1 ou L2 organiser des matches où par solidarité la recette irait aux travailleurs de Citroën, Doux, Gad, Goodyear ou autres ? Les avez-vous croisés dans les manifs de soutien ?

 


Qu'on partage ou pas, les ouvriers de Gad demandent un "bon plan social", le gouvernement leur expédie les CRS. Mais les "zenluttes pour rejeter la taxation de leur plus de 1€ millions d'euro" (pour ceux qui les touchent) on leur expédie un sauf conduit pour le château.

 


Des artistes font des galas de soutien. Les besogneux dorés du ballon rond ont le soutien des lards gras des patrons la ligue nationale du foot pro.

 


Toute la différence est là.

 

Tout cela pour dire que la grève du foot pro est ausi important que le baptême d'un héritier royal. C'est p't'ête ben pour ça que cela monopolise les antennes ?

La presse écrite enfait part de sa une : 

 

Réunie en assemblée générale, jeudi 24 octobre à Paris, l'Union des clubs professionnels de football (UCPF) a annoncé l'annulation d'une journée de championnat à la fin de novembre, en protestation contre la taxe à 75 % sur les salaires de plus de 1 million d'euros, adoptée par le gouvernement.

L'UCPF a choisi le dernier week-end de novembre (du 29 novembre au 1er décembre), soit la 15e journée deLigue 1 et la 16e de Ligue 2. A la place des rencontres, les terrains des clubs de championnat de Ligue 1 etLigue 2 seront ouverts au public, qui se verra expliquerles raisons de ce mouvement.

"Nous sommes devant un mouvement historique, à l'unanimité, avec une vraie détermination pour sauverle foot, avec un week-end sans matchs à la fin du mois de novembre", a indiqué Jean-Pierre Louvel, président de l'UCPF et du Havre (Ligue 2). Une décision approuvée par le président de la Ligue de football professionnel (LFP), Frédéric Thiriez. La dernière grève historique du foot français remonte à 1972.

Interrogé avant l'annonce, l'entourage du Premier ministre avait déclaré qu'"un club de football est traité comme une entreprise comme une autre. En surplomb de tout dispositif fiscal, il y a le principe d'égalité."

 

 

Au travers de ce mouvement, les clubs de L1 et L2 veulent "confirmer leur opposition résolue au projet de taxe à 75 %", a poursuivi le patron de la LFP. Les clubs demandent à nouveau "aux pouvoirs publics l'abandon du projet de la taxe à 75 %"Un rendez-vous entre les patrons du foot français et le président de la République,François Hollande, est prévu pour la semaine prochaine, sans doute jeudi. Les députés ont voté vendredi dernier la nouvelle mouture de la taxe à 75 % pour les très hautes rémunérations. La taxe fait partie du projet de budget 2014 devant ensuite être examiné au Sénat avant de revenir vers l'Assemblée nationale, qui aura le dernier mot.

Les différentes composantes du football professionnel – Ligue de football professionnel (LFP), syndicats des clubs (UCPF), des joueurs (UNFP), des entraîneurs (Unecatef) et des administratifs (UAF) – avaient déjà décidé mercredi soir d'un boycottage jusqu'à nouvel ordre de la commission sur la compétitivité du foot (dite du "foot durable") mise en place par le ministère des sports le 25 septembre.

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